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Comment la pièce Juste la fin du monde de Jean-Luc-Lagarce donne-t-elle à voir des personnages en crise ?

Les personnages subissent des crises personnelles - la crise familiale et la parole en crise chez lagarce., comment l’œuvre juste la fin du monde de jean-luc-lagarce illustre-t-elle une crise personnelle et familiale à travers une crise du langage .

INTRODUCTION 

Duchaste disait « La parole fait événement : elle détraque les pensées avant de secouer les corps ». C’est ce que montre l’œuvre de Jean Luc Lagarce Juste la Fin du Monde publiée en 1999. Dramaturge, poète et écrivain universel du 20ème siècle aujourd’hui il est l’auteur contemporain le plus joué en France et son œuvre est traduite en plus vingt-cinq langues. Son écriture lui a permis d’apprendre à vivre et à mourir, atteint de Sida il meurt jeune à l’âge de 38 ans. La pièce composée en deux parties raconte le retour de Louis, 34 ans qui va mourir et décide de retourner voir sa famille après une longue absence de 12 ans pour leur annoncer la nouvelle. Au cours de la pièce on témoigne d’une crise personnelle et familiale entre Louis son petit frère Antoine, sa sœur Suzanne et leur mère. En effet, le théâtre de Lagarce est le théâtre de la parole où les silences de Louis incarnent l’échec de cette parole. Ainsi, dans son œuvre il rompt avec les étapes traditionnelles du théâtre et la parole tient lieu d’action. 

ANALYSE DU SUJET 

Le pronom interrogatif du sujet : « Comment » suggère que les personnages sont en crise donc on cherche à démontrer de quelle manière, pour quelle raison, et par quel moyen ils sont en crise. Crise a deux sens étymologiques. Un sens médical et un sens usuel. Le sens médical signifie : « un ensemble des phénomènes pathologiques se manifestant de façon brusque et intense, mais pendant une période limitée » (dictionnaire CNRTL) . En revanche, le sens usuel dans le théâtre désigne : « le nœud de l'action dramatique, caractérisé par un conflit intense entre les passions, qui doit conduire au dénouement ». (dictionnaire CNRTL) On peut aussi parler de crise identitaire, crise de folie, crise de nerfs, crise de jalousie, crise d’adolescence, piquer une crise, crise de la trentaine, crise économique, crise de la civilisation… En outre, le mot crise est utilisé dans le langage soutenu comme dans le langage familier et dans plusieurs domaines dont la littérature pour désigner l’évolution soudaine d’un état psychologique ou d’une intrigue. De plus, les personnages dans la pièce sont une famille donc la crise est associée à l’état psychique des personnages et leurs relations familiales. Néanmoins, on sait que Lagarce est sceptique face à la parole. La crise des personnages se reflète donc aussi dans le langage, la capacité de communiquer. Ainsi, le sujet nous invite à nous demander si : La pièce Juste la fin du monde de Jean-Luc-Lagarce donne à voir des personnages en crise ? 

PROBLEMATISATION 

Nous pouvons nous poser la question suivante :

Comment l’œuvre Juste la fin du monde de Jean-Luc-Lagarce illustre-t-elle une crise personnelle et familiale à travers une crise du langage ?  

ANNONCE DU PLAN 

Tout d’abord, nous verrons en quoi les personnages subissent des crises personnelles. Puis, nous étudierons la crise familiale et enfin, nous analyserons la parole en crise chez Lagarce. 

I/ Crise personnelle   1/ Une crise fixe  2/ Une crise en mouvement 3/ Des identités fluctuantes

I/ Crise personnelle  

1/ Une crise fixe  

Louis en tant que personne statique choisit le silence plutôt que la parole. Même s’il veut annoncer sa mort au début de l’œuvre il ne le fait pas car il veut que les autres membres de sa famille puissent parler comme s’il n’allait pas mourir. En effet, annoncer sa mort aurait biaisé le retour car on ne peut pas s’énerver contre un mourant. Ainsi Louis même si c’est le personnage principal, choisit de garder le même statut au cours de la pièce : celui du protagoniste mourant silencieux qui écoute pour entendre l’autre, l’aimer et, peut-être, être aimé.  

Le retour de Louis représente aussi le retour du fils prodigue car Louis est admiré par sa famille. Cela le limite à l’image de l’enfant avec un don celui de l’écriture, « ce don » qui ne se sent pas aimé, qui est seul et qui est abandonné. Même si la solitude est son choix. Par conséquent, il s’agit du retour de la victime, du voyageur de la « bonté même ». C’est cette image qu’incarne Louis au cours de l’œuvre et c’est pour cela que Catherine Brun dit que « Louis est une figure intouchable ».  

Largarce insiste sur le paradoxe que crée Louis lorsqu’il parle de sa solitude. Notamment, dans la scène cinq de la première partie au cours de laquelle Louis fait son deuxième monologue. Dans ce monologue il exprime ce paradoxe : il souffre car il est seul mais il s’est isolé « on m’abandonna, car je demande l’abandon » il le redit différemment plus tard : « on m’abandonna toujours…. Parce qu’on ne saurait m’atteindre, me toucher ». Grâce à ce passage on note que les raisons de cette solitude sont : Tout d’abord, il n’est pas en présence physique de sa famille, il a mis de la distance entre eux et lui. Ensuite, il ne correspond pas au mythe de fusion des corps et des cœurs avec les membres de sa famille. Enfin, Il éprouve un sentiment de solitude quel que soit le nombre de personnes qui l’entourent. Cependant, la crise est visible car non seulement il prend conscience de ce paradoxe mais il ne dit même pas pourquoi il recherche cette solitude qui pourtant le fait souffrir « je n’aime personne et je suis solitaire ». L’homosexualité de Louis qui est l’un des non-dits de la pièce autour duquel tournent certains des échanges est sans doute la cause de cette volonté d’éloignement. S’éloigner, c’est échapper au jugement de l’autre, c’est se protéger. On peut le comprendre dans une relation familiale qui peut être pleine d’attente, de tabous et de déceptions. Louis adopte donc une position fixe loin de sa famille pour plus de douze ans.  

En effet, cet éloignement a fait que Louis sait qu’il est déjà mort pour les autres car il s’est isolé même si sa famille ne sait pas encore la nouvelle. Son départ les a forcés à l’aimer, sans le voir, comme l’on ferait d’un défunt. C’est pour cela qu’au cours de la pièce on a l’impression qu’il est là sans être là. Notamment pendant l’ « Intermède » lorsque tout le monde le cherche mais il ne répond pas.  

2/ Une crise en mouvement  

Antoine est un des seuls personnages en mouvement dans toute la pièce. En effet, les personnages ont du mal à être dans le présent, d’où l’abondance du passé composé, ou du futur. Car on contemple toujours un autre temps, les souvenirs ou l’anticipation de l’avenir.  

Dans la scène 3 de la deuxième partie Antoine parvient à faire une tirade. C’est une partie clé de l’œuvre car pour la première fois, l’un des personnages est dans le présent en train de parler à quelqu’un en face de lui, ici Louis 

Antoine veut toujours fuir, il ne reste jamais en place. Il est opposé à son frère Louis, silencieux et statique. Antoine est bruyant, il parle beaucoup car il n’arrive pas comme son frère à rester dans le silence.  

Antoine est une personne qui ne supporte pas d’être figé sous l’étiquette du frère brutale d’où ses répliques : « brutal », je ne voulais pas être brutal, je ne suis pas un homme brutal, ce n’est pas vrai, c’est vous qui imaginez cela, vous ne me regardez pas, vous dites que je suis brutal, mais je ne le suis pas et ne l’ai jamais été » et « Je suis un peu brutal ? Pourquoi tu dis ça ? Non. Je ne suis pas brutal. » lorsque Catherine lui dit « tu es un peu brutal {…} parfois tu es un peu brutal » or ses actions et son langage le sont  notamment quand il dit à Louis « Tu me touches : je te tue. » 

Le théâtre c’est l’art de montrer. En effet, le genre théâtral valorise la mimésis que la mise en scène permet de mettre en valeur.  

La représentation cinématographique de la pièce par Xavier Dolan par exemple permet d’illustrer d’avantage le mouvement d’Antoine qui s’oppose à la fixité de Louis par les paroles et les gestes.  

Louis ne bouge pas beaucoup il marche lentement et son visage reste figé sauf pour « ces deux ou trois mots » et son « petit sourire ».  

Antoine parle fort il touche les autres personnages il bouge constamment dans tous les sens et menace même de frapper Louis.   

On retrouve cette notion de crise personnelle en mouvement dans le film « The Father » (le père) de Florian Zeller.  

La fille de son père atteint d’une maladie bouscule tout dans sa ville dont sa relation conjugale pour s’occuper de son père en l’accueillant chez elle. Elle essaye de tout changer pour que son père soit heureux mais il ne l’est jamais.  

Le père subit malgré lui une crise personnelle en mouvement à cause de sa maladie qui trouble sa mémoire. Ainsi, ces alentours sont toujours en train de changer : le décor de l’appartement change et les personnages changent d’apparence pour montrer au public ce qu’il ressent.  

3/ Des identités fluctuantes  

Les identités des personnages sont fluctuantes, elles s’enrichissent d’une pièce à une autre.  

Alors que Louis incarne la figure d’Ulysse qui doit reconquérir Ithaque Suzanne et Antoine ont évolué sans lui. Louis ne les connait plus. « Suzanne ne sait pas qui tu es » et Antoine dit : « il y a longtemps que tu ne me connais plus / tu ne sais pas qui je suis » 

Suzanne ressent une certaine fascination envers Louis, son retour lui rappelle la médiocrité et la banalité de sa vie. L’absence de Louis la déçoit. Elle dit : « Je voulais être heureuse et l’être avec toi ». Elle donne beaucoup d’importance à une relation qui au final n’existe pas car elle n’a jamais connu son frère et il ne la connait pas. La mère explique dans la scène 8 que Suzanne sera « triste à cause de ces deux ou trois mots » de Louis.  

Antoine en l’absence de son frère ainé et de leur père ressent le besoin de prendre la position de la figure masculine dominante, du bouc émissaire de la famille. Mais il échoue, Antoine est « dur » et « brutal quand il parle de » Louis « ou silencieux et refusant d’ouvrir la bouche ». Ainsi, Antoine ressent de plus en plus de rancœur envers son frère car il doit prendre une position de contrôle au sein de la famille qu’il ne sait pas gérer. Il s’agit donc d’une crise personnelle identitaire chez Antoine car les rôles familiaux ont été prédéfinis Antoine refuse les étiquettes. 

Malgré sa fixité l’état d’esprit de Louis n’est pas fixe il fluctue, notamment lorsqu’il se trouve face à la mort.  

Dans la scène 10 de la première partie Louis traverse plusieurs étapes psychologiques face à la mort : 

Il est égocentrique  

Il est haineux et veut prendre le contrôle de sa mort. Il veut avoir le choix de mourir. « je veux » « elle est ma décision » « je décide de tout ». 

Il ne veut pas que sa famille le regrette donc il se sacrifie « je me sacrifie ». 

Il est dans le déni car il veut fuir la mort en voyageant. 

La mort le rattrape et il l’accepte « Je perds. J’ai perdu. » 

Ce rapport à la vie et à la mort est universel. Par ailleurs, dans cette scène Louis parle de lui-même comme s’il était déjà mort et il est en train de faire son propre deuil. On pourrait dire qu’il suit les étapes du deuil de Kübler Ross (1969) : le déni, la colère, le marchandage, la dépression et l’acceptation.  

Cette mort annoncée est aussi mise en avant dans l’intermède lorsque tout le monde l’appelle mais il ne répond pas. C’est comme s’il était là sans être là car il est déjà mort.  

II/ Crise familiale 1/ Les retrouvailles ont semé la crise 2/ Violence dans un huis clos 3/ Tonalité tragique au sein de la famille

II/ Crise familiale  

1/ Les retrouvailles ont semé la crise  

La pièce de Lagarce reprend la thématique du fils prodigue de la Bible qu’il a déjà développé dans d'autres pièces. En effet, Louis incarne la figure du fils prodigue. Cela est à l’origine de la crise familiale car lorsqu’il revient il est déjà déraciné de sa famille est de son lieu de naissance. 

Dans la scène 3 de la deuxième partie le personnage de Louis comprend qu’il est déjà mort pour les autres car il s’est isolé même si sa famille ne sait pas encore la nouvelle. Or, Louis se rend compte qu’ils sont devenus étrangers les uns aux autres. Il est un revenant, il revient du côté des vivants avec paradoxalement, la mission de dire qu’il va mourir 

Le fils prodigue est l’ainé de la famille donc lorsqu’il revient les autres personnages se concentrent sur ce fils qui s’est métamorphosé en une sorte d’idole.  

Louis se « plante » au centre de la famille ce qui crée inévitablement un déséquilibre familial et donc des conflits. Les autres personnages savent que Louis ne reviendra pas après encore 12 ans donc c’est leur seule chance pour dire tout ce qu’ils ont sur le cœur, toutes les choses non dites qu'ils gardaient jusque-là pour eux. 

Le retour de Louis vient bouleverser l’équilibre familial et réveiller les souffrances de chaque membre de la famille  

Une des grandes clés de lecture de cette pièce est le fait qu’il n’y a pas de déséquilibre entre les personnages. Il y a un équilibre des forces entre Louis et sa famille car tout le monde est à la fois victime et coupable. Les lecteurs ne peuvent pas prendre parti car personne n'incarne le rôle du gentil ou du méchant. Cela rajoute une strate de complexité à la pièce et à la crise familiale, puisqu’on ne peut pas mettre la faute sur une seule personne. 

2/ Violence dans un huis clos 

La violence psychologique dans la pièce est la plus visible dans le conflit entre les deux frères ennemis : Louis et Antoine. Le retour du fil prodigue pour Antoine est le retour du frère aîné rival, il réactive les complexes les passions et la jalousie. En effet les deux frères s’opposent dans une hiérarchie morale. 

Tirade émotive d’Antoine dans la deuxième partie, scène 3 :  

Antoine dénonce le manque d’authenticité de leur rapport. En effet chacun joue un rôle. Ainsi, Louis a créé des rapports de force et a donné ces rôles.  

Ce qui a obligé Antoine à être spectateur de sa souffrance car il n’a pas le droit de souffrir. 

Louis joue le rôle du mal-aimé, de la victime. Il est dans une certaine posture un certain texte, le silence et un certain genre théâtral, la tragédie. « C’est lui l’homme malheureux » 

À cause de Louis, Antoine s’est senti coupable d’une faute inconnue.  

En tant que porte-parole contre le fils aîné il étend ce sentiment à toute la famille « tu nous accables ». 

Cette relation fraternelle sans père nous rappelle les frères d’Œdipe : Polynice et Étéocle. Le combat entre ces deux personnages était inévitable sachant qu’il n’y avait pas une figure de l’autorité paternelle pour les séparer comme pour Antoine et Louis.  

La violence verbale est omniprésente chez chaque personnage mais surtout dans le dialogue d’Antoine et Suzanne.  

En effet, ils utilisent de mots familiers lorsqu’ils se disputent : « Ta gueule, Suzanne. » « Merde, merde et merde encore ! ». Mais aussi des menaces « Tu me touches : je te tue. » et la répétition de mots qui exprime leur souffrance : « impuissance », « le renoncement » et « l’abandon ».  

Ce choix de langage est minutieux car Lagarce souhaite dépeindre l’image d’une famille populaire qui subit une crise. 

Chez Xavier Dolan les gros plans, le travail sur la lumière et les couleurs qui évoluent dans le film créent un contraste et une rupture entre les personnages pour exprimer la complexité des relations familiales et la crise familiale.  

3/ Tonalité tragique au sein de la famille  

La pièce de Jean-Luc Lagarce n’est pas une tragédie en revanche on retrouve certaines caractéristiques propres à la tragédie qui témoignent de la crise familiale.  

Le prénom de Louis est porté par trois générations d’hommes ce qui donne une dimension héréditaire à cette histoire familiale. La tension entre les deux frères rappelle aussi les tragédies classiques.  

Le drame se traduit par deux choses. D’une part, l’incommunicabilité et d’autre part le départ de Louis  

L’intermède par exemple montre l’incommunicabilité car il s’agit avant tout d’une scène d’angoisse qui illustre la peur de la perte de l’autre. Notamment lorsque la mère crie Louis et il ne répond pas. La scène 8 de la première partie met en valeur l’incapacité de parler, car la mère parle pour ne rien dire. Il semblerait que tout le monde soit capable de parler à propos de quelqu’un d’autre d’une manière lucide.   

Le départ de Louis est aussi tragique car dans la pièce Dieu n’est pas présent il n’y a donc pas de fatalité divine. Louis a créé son propre malheur sans aucune justification. Il y a du tragique dans l’absence de tragique. Cela révolte la mère, Suzanne et son frère. Ils vont tenter de comprendre Louis mais échouent. De plus contrairement aux pièces tragiques il n’y a pas eu d’événement traumatique au sein de la famille qui a pu pousser Louis à partir.  

Au cours de la pièce tout est manipulé et anticipé. Ainsi toute l’action est déjà annoncée - En effet, les personnages parlent très rarement au présent ils se positionnent toujours dans le passé ou le futur  

III/ Crise de la parole 1/ Crise du langage 2/ Crise de la communication 3/ Le pouvoir du silence

III/ Crise de la parole 

1/ Crise du langage  

Les personnages sont incapables de trouver les mots exacts d’où l’abondance d’épanorthose, le travail de répétition, de correction, de précision avec les parenthèses qui tentent de dire. C’est pourtant ce que Louis fait pendant toute la pièce mais échoue car il n’y a pas de dénouement concret à la pièce. Ces procédés littéraires créent de la tension et témoignent de la recherche des personnages de tendre vers la perfection de dire. Alors que le « mot juste » n’existe pas.  

Néanmoins, les épanorthoses ne rendent pas leur propos plus clair. Au contraire elles le complexifient, comme le dit Catherine Brun : « Les reprises et les variations contribuent moins à renforcer la communication qu’à manifester les fragilités ». 

Par exemple, dans la tirade d’Antoine, deuxième partie, scène 3, les répétitions font émerger le tragique du personnage. 

Or Lagarce est sceptique par rapport au langage et il refuse l’achèvement. On voit cela aussi dans Dernier Remords Avant l’Oubli où le problème de propriété n’est pas résolu. Le langage ne permet donc pas de résoudre des conflits.  

Dans son œuvre Lagarce prouve qu’il n’y a pas assez de mots dans la langue française pour exprimer avec exactitude ce que l’on ressent. En outre, nous sommes tous dans des approximations quand on parle. Ce manque de précision est à l’origine de la crise de la parole. 

Phèdre de Racine énonce clairement le chaos « Ce qui se conçoit bien s'énonce clairement ». C’est cette notion de la parole que Lagarce déconstruit car il énonce le chaos mais à travers un langage à la fois complexe et simple. En effet François Rancillac dit que le style de Lagarce est « un vocabulaire à la fois volontairement pauvre et d’une sophistication monstrueuse ». Eugène Ionesco a le même rapport au langage que le dramaturge. Il montre l’absurdité de la logique de la parole. Notamment, dans La Cantatrice Chauve où un langage courant et banal explose.  

L’intermède a d’une certaine manière le même effet car la scène déréalise le théâtre. La parole permet de construire une discontinuité entre la scène et le dialogue car les lecteurs ne savent pas si les scènes sont simultanées ou pas.  

2/ Crise de la communication 

Le langage chez Lagarce n’est pas adéquat pour se parler et se comprendre surtout en famille. Ainsi, Le dramaturge illustre l’incommunicabilité des tabous familiaux et les non-dits. 

Dans la pièce, les personnages ont du mal à se parler. « On s’entend mal » (Antoine dans les Pays Lointains). D’où les monologues ou les quasi-monologues. En effet, dans la pièce, il y a deux types de paroles monologiques : le vrai monologue et le pseudo-monologue. Il faut donc toujours se demander s’il s’agit d’une tirade, d’un pseudo-monologue ou d’un monologue. 

Par exemple après la tirade d’Antoine devant Louis on ne sait pas si Louis l’a réellement écouté car il ne réagit pas comme un frère. Il ne le prend pas ses bras. Cela rajoute donc une dimension tragique à la scène.  

C’est une des clés du texte. On ne connait jamais le statut de la parole, si la personne qui parle est entendue, si la personne parle à elle-même ou si les mots ont suffi pour communiquer. C’est le drame de la communication 

Les personnages vont rompre avec le quatrième mur pour communiquer avec le public au lieu de communiquer entre eux.  

Par exemple dans l’épilogue Louis s’adresse au public. Il brise l’illusion du quatrième mur en s’adressant directement au spectateur. Lagarce rompt la dimension mimétique du théâtre. 

De plus, dans sa tirade Antoine qui est devant les trois autres femmes de la famille qui sont restées muettes, dit « ceux-là » à la place de « celles-là ». Donc il ne peut qu'être en train de désigner le public. Le texte est  méta théâtral car les deux frères forment un spectacle pour les trois femmes, mais aussi pour le public. 

Ainsi il semble que les personnages arrivent à communiquer mieux avec le public qu’entre eux.  

3/ Le pouvoir du silence  

Le langage de Lagarce dans Juste La Fin du Monde est contemporain car Louis qui parle le moins a le pouvoir ce qui renverse le stéréotype théâtral qui donne le pouvoir et l’autorité à celui qui parle le plus. Sachant que le théâtre est l’espace de la parole absolue. Ici le silence a le pouvoir. « Le silence soit plus criant encore que le cri même » (Annie Colognat) 

Louis est riche de son silence « La bonté même » car il n’est jamais violent. Mais c’est ce manque de réaction qui crée le drame. Son silence a pour but de laisser les autres mieux parler mais elle provoque de la colère et de la confusion chez les autres personnages. Louis ne fait rien, ne dit rien donc on ne sait pas ce qu’il ressent on a juste notre perception.   

Selon Sylvian Diaz le silence incarne « L’échec du langage ». Si c’est le cas alors le silence de Louis est un échec dans la mesure où il est venu pour parler mais ne dit rien. Par ailleurs, dans la scène 5, Louis a une prise de conscience qu’il était déjà, d’une certaine manière, mort et qu’annoncer sa mort pour de vrai allait bouleverser cet équilibre donc il choisit le silence plutôt que la parole. 

Natalie Sarraute dans Le Silence, met en scène une sorte de « tropisme » qui est à l’origine du drame. Elle explore aussi la fonction du silence. Contrairement, à Lagarce la silence chez Sarraute est à cause du mépris que Jean-Pierre ressent vis-à-vis des autres personnages. C’est donc un silence qui est condescendant et qui condamne la conversation.  

CONCLUSION 

Ainsi, Juste la Fin du Monde met en scène une crise personnelle, celle de Louis. En revanche, son retour vient bouleverser l’équilibre familial et provoque une crise personnelle chez chaque personnage. En outre, cela déclenche une crise familiale qui est à la fois violente et tragique. Le drame se traduit par une crise du langage qui montre le pouvoir du silence dans la pièce. Par ailleurs, le style minimaliste, postmoderne et absurde de Lagarce illustre son rapport à la parole. Or le théâtre est le genre littéraire de la parole absolue donc c’est cette dernière qui pose les jalons de la crise personnelle et familiale. Tant que la parole est en crise, les personnages sont enfermés dans l’incommunicabilité. Néanmoins, on peut se demander s’il peut y avoir du théâtre sans la parole dans la mesure où pour Louis, le silence est le plus grand atout.  

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Date de dernière mise à jour : 04/11/2023

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Jean-Luc Lagarce, Juste la fin du monde  : dissertation

Introduction, une lutte sans espoir, un héros condamné, une histoire déjà écrite, une simple histoire de famille, la banalité du quotidien, les sempiternelles disputes familiales, un désarroi tragique, l'incommunicabilité entre les êtres, l'horizon de la mort.

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Explication linéaire : « Juste la fin du monde » de Jean-Luc Lagarce - exercice corrigé

Français Lycée

Pour préparer l'écrit du bac de français, exercice corrigé d'un commentaire linéaire d'un extrait de Juste la fin du monde  de Jean-Luc Lagarce.

Extrait tiré de  Juste la fin du monde , prologue

Focus sur le prologue de l'œuvre de Jean-Luc Lagarce, un drame familial ( huis-clos ) dans lequel le narrateur (Louis), condamné par la maladie, vient annoncer sa mort prochaine à sa famille. C'est le propos du prologue, et tout l'enjeu de cette pièce de théâtre.

Plan du commentaire linéaire

♦ Introduction

Jean-Luc Lagarce (1957-1995) est un dramaturge du XX e siècle. Comédien à l’origine, il est devenu directeur de troupe et metteur en scène. Il est mort du sida en 1995. Ecrite, créée, montée et représentée en  1990 , la pièce  Juste la fin du monde est l'un des derniers textes de Lagarce.

♦ Problématique : le rapport au temps du personnage. En quoi ce prologue nous annonce-t-il vraiment quelque chose qui va se réaliser ?

♦ Plan

I. Un brouillage temporel : un futur impossible

  • Temps des verbes différents : emploi du présent de l'indicatif, du conditionnel, de l'imparfait de l'indicatif.
  • Utilisation des compléments circonstanciels de temps .

La scission entre les deux parties va s'établir autour de la répétition du terme « l'année d'après ».

II. La suspension du temps : le moment projeté de l'annonce.

Après la confusion du temps, vient celui de la suspension jusqu'à l'annonce qui devrait marquer la fin de la pièce. Sauf qu'on ignore si ce moment va vraiment arriver... Louis va-t-il être en mesure d'assouvir son intention d'annoncer sa mort prochaine ?

  • Modes des verbes : emploi de l'indicatif et de l'infinitif.
  • Pronom personnel  : emploi du « je » jusqu'à la saturation.

♦ Conclusion

Au terme de ce commentaire, le futur du narrateur semble impossible (il va mourir), même s'il se projette dans l'avenir. Evocation de l'au-delà ?

Question d'ouverture : dans la suite du récit, Louis ne fait pas son annonce... Dans le prologue de la pièce, le narrateur annonce donc quelque chose qui ne se produira pas. Ce qui rend ce temps de l'annonce virtuel . Juste la fin du monde  met en scène une tragédie personnelle , celle d'un individu qui ne parvient pas à dire la vérité.

Réalisateur : Les Bons Profs

Producteur : Les Bons Profs

Année de copyright : 2022

Année de production : 2022

Publié le 15/12/22

Modifié le 13/05/24

Ce contenu est proposé par

France Télévisions

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Prologue, Juste la fin du monde : Analyse Linéaire (Bac 2024)

Vous préparez l’oral du bac de français ? Vous avez travaillé sur Jean-Luc Lagarce  et vous voulez compléter vos cours ? Alors cette  analyse linéaire du prologue de Juste la fin du monde est pour vous !

C’est une entrée en matière étonnante rappelant les prologues des tragédies grecques.

L’analyse présentée ici propose un cadre que vous pouvez suivre et reproduire lors de l’épreuve anticipée de français. Vous pouvez bien entendu modifier la problématique, ou certaines analyses à votre convenance.

Avant de commencer à lire cette analyse, n’hésitez pas à vous reporter à mon article “ comment analyser un texte en français ”, à ma “ méthode de l’explication linéaire ” ainsi qu’à mon article sur le  commentaire du théâtre  pour mieux comprendre ma démarche.

Introduction de l’analyse linéaire du prologue de Juste la fin du monde

Présentation de l’auteur.

Prologue Juste la fin du monde Analyse Linéaire

Jean-Luc Lagarce est un grand nom du théâtre français. Dramaturge, acteur, metteur en scène, il touche à tout pendant sa vie et laisse derrière lui une trace durable puisqu’il demeure aujourd’hui l’un des 5 auteurs contemporains les plus joués.

Né en 1957 dans une famille d’ouvriers, il se passionne rapidement pour le théâtre et commence en 1975 des études au conservatoire d’Arts Dramatiques qu’il mène en parallèle à un cursus de philosophie.

Le monde du théâtre le passionne tant qu’il crée, en 1977, le théâtre de la roulotte avec plusieurs de ses camarades.

Après sa maîtrise de philosophie, il se consacre pleinement au théâtre, d’abord en mettant en scène les pièces du répertoire classique puis en essayant les siennes. Si ses mises en scènes plaisent beaucoup, on ne peut pas en dire autant de ses créations originales.

Hélas, en 1988, on lui diagnostique le SIDA.

Incurable à l’époque, la maladie lui fait prendre conscience qu’il est condamné à courte échéance. Il intègre donc dans son théâtre le thème de la disparition, thème qui est d’ailleurs au centre de la pièce Juste la fin du monde .

Jean-Luc Lagarce meurt en 1995, connu seulement comme un bon metteur en scène du répertoire classique. Ses oeuvres personnelles seront redécouvertes quelques années après sa mort.

Présentation de l’oeuvre

Juste la fin du monde est la pièce la plus connue de Jean-Luc Lagarce. Publiée en 1990, elle a été adaptée au cinéma en 2016 par le réalisateur Xavier Dolan.

Dans cette pièce, le dramaturge met en scène le retour du personnage de Louis dans sa famille pour tenter de leur annoncer l’imminence de sa mort.

Largement inspirée de sa condition personnelle (la pièce est écrite quand Lagarce est lui-même malade du SIDA), l’intrigue s’appuie sur l’impossibilité de la communication entre les personnages ; finalement Louis repart sans avoir annoncé sa mort à sa famille.

Présentation du poème

Le prologue qui ouvre la pièce s’inspire des prologues des tragédies grecques qui annonçaient de manière prophétique le sort qui attendait les personnages. Ici Louis annonce lui-même sa propre mort et sa décision de rendre visite à sa famille.

Le texte est constitué d’une seule phrase mimant la difficulté qu’a le personnage à trouver le mot juste pour exprimer ses sentiments.

Problématique 

Ainsi, nous pourrons nous demander  comment ce prologue original synthétise les principaux thèmes de la pièce .

Pour mener cette  analyse linéaire du prologue de Juste la fin du monde , nous suivrons les mouvements du texte. D’abord  L’annonce de la mort prochaine  du début à “vous détruirait aussitôt” puis la  la volonté du retour de “l’année d’après” à la fin du prologue.

Texte du prologue de juste la fin du monde pour l’analyse linéaire

– Plus tard‚ l’année d’après  – j’allais mourir à mon tour –  j’ai près de trente-quatre ans maintenant et c’est à cet âge que je mourrai‚  l’année d’après‚  de nombreux mois déjà que j’attendais à ne rien faire‚ à tricher‚ à ne plus savoir‚  de nombreux mois que j’attendais d’en avoir fini‚  l’année d’après‚  comme on ose bouger parfois‚  à peine‚  devant un danger extrême‚ imperceptiblement‚ sans vouloir faire de bruit ou commettre un geste trop violent qui réveillerait l’ennemi et vous détruirait aussitôt‚  l’année d’après‚  malgré tout‚  la peur‚  prenant ce risque et sans espoir jamais de survivre‚  malgré tout‚  l’année d’après‚  je décidai de retourner les voir‚ revenir sur mes pas‚ aller sur mes traces et faire le voyage‚ pour annoncer‚ lentement‚ avec soin‚ avec soin et précision  – ce que je crois –  lentement‚ calmement‚ d’une manière posée  – et n’ai-je pas toujours été pour les autres et eux‚ tout précisément‚ n’ai-je pas toujours été un homme posé ?‚  pour annoncer‚  dire‚  seulement dire‚  ma mort prochaine et irrémédiable‚  l’annoncer moi-même‚ en être l’unique messager‚  et paraître  – peut-être ce que j’ai toujours voulu‚ voulu et décidé‚ en toutes circonstances et depuis le plus loin que j’ose me souvenir –  et paraître pouvoir là encore décider‚  me donner et donner aux autres‚ et à eux‚ tout précisément‚ toi‚ vous‚ elle‚ ceux-là encore que je ne connais pas (trop tard et tant pis)‚  me donner et donner aux autres une dernière fois l’illusion d’être responsable de moi-même et d’être‚ jusqu’à cette extrémité‚ mon propre maître.

Prologue de Juste la fin du monde de Jean-Luc Lagarce : Analyse linéaire

Prologue, juste la fin du monde, analyse linéaire : i. l’annonce de la mort prochaine, la pression de la mort.

Les premiers mots du texte sont une prolepse , une remise à “plus tard”. Étonnant début pour le personnage qui semble bien conscient de sa fin, mais cherche peut-être à la repousser.

On comprend, à la deuxième ligne, grâce à une précision entre tirets que ce qui poursuit le personnage de Louis, c’est sa mort : “j’allais mourir à mon tour”.

On note la présence d’un lexique du futur avec les mots “plus tard” ; “l’année d’après”.

Cette saturation du futur confère aux premiers mots une charge tragique : le personnage est bien conscient qu’il n’échappera pas à son destin.

Les deux lignes suivantes surprennent car Louis repasse au présent “j’ai” ; “maintenant” ( complément circonstanciel de temps ) pour être immédiatement rattrapé par l’idée de sa mort, toujours au futur : “c’est à cet âge que je mourrai.”

On voit donc que le personnage est hanté par l’idée de sa mort, à priori inéluctable. La pression du destin se traduit par l’anaphore “l’année d’après” qui rappelle sans cesse la date fatidique.

Notons également que Louis affirme avoir “près de 34 ans”. Il a donc encore l’âge du Christ (mort à 33 ans) mais risque de mourir à 34 ans, et n’aura pas le droit à la résurrection. Louis semble donc s’apparenter à une figure de presque martyr.

Il faut bien sûr ajouter que le prologue fait référence au choeur dans les tragédies grecques qui chantait l’annonce du sort des personnages en début de pièce. Ici, Louis se charge d’annoncer son propre sort, ce qui lui confère une étrange posture par rapport à lui-même.

La paralysie du personnage

Louis affirme avoir été paralysé par l’idée de sa propre mort. On trouve le champ lexical de l’inaction : “j’attendais” (X2) ; “ne rien faire” ; “bouger parfois, à peine” ; “imperceptiblement”. Louis semble ici être déjà mort. Contrairement aux personnages dans la tragédie, il ne se débat pas contre son destin.

Pourtant cette immobilité ne s’apparente pas à une acceptation, mais plutôt à de la crainte. Crainte du temps, de la maladie : “commettre un geste trop violent qui réveillerait l’ennemi et vous détruirait aussitôt”.

On comprend ici que c’est la peur qui emprisonne le personnage. La peur face à un temps personnifié comme un ennemi métaphorique , toujours prêt à frapper.

Louis n’a donc pas complètement renoncé à la vie. Il compare encore sa mort à un “danger extrême”, ce qui signifie qu’il cherche peut-être à lui échapper, ou tout du moins à gagner du temps. Mais rien dans cette première partie n’explique ce qu’il souhaite faire avec le temps volé à la mort.

Prologue, Juste la fin du monde , Analyse Linéaire : II. La volonté du retour

Une dernière chose à faire.

Pour que les sentiments de Louis s’expriment plus clairement, il faut attendre le second mouvement du texte. Apparaît ici une nouvelle répétition : “malgré tout”, qui apporte une nuance d’espoir.

Cet espoir est immédiatement contrecarré par la négation “sans espoir jamais de survivre.” Donc ce n’est pas à la guérison qu’aspire le personnage de Louis. Pourtant, il évoque bien un “risque”, c’est à dire un enjeu, une sorte de quête.

Cette idée quête est confirmée par l’emploi du passé simple (temps narratif par excellence) “je décidai”. On trouve également “la peur” qui semble indiquer que malgré sa mort inévitable, le personnage a encore quelque chose à jouer.

L’annonce du retour par les deux mots commençant par le préfixe “re” (“retourner” ; “revenir”) amène l’idée d’un demi-tour, d’un défi au temps. La quête sera une quête des racines, celle d’un sens qui n’existe plus dans le futur, mais se trouve dans le passé.

Le pronom “les” qui désigne la famille de Louis reste volontairement distant et froid. Cela présage une relation tendue entre le protagoniste et les siens.

Enfin, quand Louis évoque “le voyage”, on peut le lire comme un voyage physique, qu’il va effectivement effectuer, ou de manière métaphorique , comme le dernier voyage , qui aura lieu “l’année d’après”.

Une annonce difficile

L’anacoluthe constante dans le passage rend difficile de suivre la pensée de Louis.

Il affirme vouloir annoncer quelque chose (“pour annoncer”) mais peine à aller au bout de sa phrase : “ma mort prochaine et irrémédiable” n’arrive que près de 10 lignes plus bas. Ce procédé illustre la difficulté pour Louis de dire ce qu’il ressent, et donc la difficulté de son projet d’annoncer sa mort.

Pourtant, il anticipe, à la manière d’un metteur en scène, la façon dont il présentera la chose : “lentement, avec soin, avec soin et précision” ; “lentement, calmement, d’une manière posée”.

L’omniprésence des compléments circonstanciels de manière ici montre sa volonté de contrôler son image, de se mettre en scène.

L’épanorthose “avec soin, avec soin et précision” témoigne également d’une quête de perfection, celle du mot et de l’attitude justes et précis. C’est pourtant les limites du langage et de l’expression des sentiments qui rendent le retour de Louis si pénible.

On sent bien cette pénibilité dans le prologue, notamment par l’omniprésence de l’anacoluthe et de l’épanorthose qui alourdissent le propos et soulignent le fait que Louis ne parvient pas à dire ce qu’il doit dire. En cela, c’est une annonce du reste de l’intrigue.

L’hésitation est marquée par les passages entre tirets qui comprennent tous de la modalisation ou de l’interrogation : “je crois” ; “n’ai-je pas toujours (…) ?” ; “peut-être”.

Cette hésitation constante s’oppose au champ lexical de la volonté que l’on trouve dans ce mouvement : “voulu, voulu et décidé” ; “décider” ; “responsable” ; “maître”.

Louis donne donc l’image ambivalente d’un être résolu, mais rongé par l’hésitation. Finalement, cette résolution dont il fait preuve (qui s’exprime également par la répétition par trois fois du verbe “annoncer”) semble n’être qu’illusoire, en témoigne le lexique de l’illusion : “paraître” (X2) ; “illusion”.

Il est intéressant de noter que si ce mouvement semble davantage se concentrer sur la volonté d’annoncer et de verbaliser (champ lexical de la parole “annoncer” ; “dire” ; “messager”), le spectre de la mort continue de hanter Louis par des références régulières.

On trouve par exemple l’adjectif “posée” qui peut se lire de deux manières (calme, ou mort) et les références au temps : “dernière fois” ; “trop tard”.

Enfin, ajoutons que si Louis s’adresse volontiers au public pour annoncer sa mort : “toi, vous, elle, ceux-là encore que je ne connais pas”, c’est pour retarder le moment de parler avec sa famille. Il semble plus à l’aise dans le monologue que dans le dialogue.

D’ailleurs, les derniers mots “être responsable de moi-même (…), mon propre maître” permettent de comprendre la volonté d’émancipation du personnage. Jusqu’à la fin il paraît vouloir rejeter le contrôle de sa famille.

Conclusion de l’analyse linéaire du prologue de Juste la fin du monde de Jean-Luc Lagarce

Rappel du développement.

Nous avons pu voir que le prologue est l’occasion pour le personnage d’annoncer à la fois sa mort prochaine, et sa volonté de retourner voir une dernière fois sa famille.

Il insiste également sur la solitude du personnage, jusque dans la manière où il est mis en scène (Louis annonce seul sa mort, sans le renfort du choeur traditionnel).

Réponse à la problématique 

Finalement, dans ce prologue hésitant et fragile, c’est la tonalité de toute la pièce qui est donnée. Louis peine à s’exprimer, ce qui l’empêchera de partager sa mort avec sa famille. Il repartira sans avoir pu annoncer qu’il est condamné, pour finir comme il a commencé : seul.

Le prologue permet donc au lecteur / spectateur de comprendre que les thèmes de la mort, de la parole et de la communication, notamment au sein de la famille, seront primordiaux dans la pièce.

On observe également l’importance de l’analyse des sentiments, ce que Louis cherche à faire sur lui, mais peine à rendre avec le mot juste.

Cette pièce, par son thème du retour dans la famille, peut évoquer sous plusieurs aspects Le Voyageur sans bagage de Jean Anouilh où un blessé de guerre amnésique cherche à retrouver sa famille.

Prolongements sur l’analyse linéaire du prologue de Juste la fin du monde

Vous trouverez ici une  liste des 25 figures de style à connaître pour le Bac . Pour ficher efficacement votre explication :  https://la-classe-du-litteraire.com/comment-ficher-une-explication-lineaire/  et enfin, les erreurs à éviter à l’oral du Bac :  https://la-classe-du-litteraire.com/bien-reussir-son-explication-lineaire/

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Juste la fin du monde, Lagarce, prologue : analyse

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juste la fin du monde lagarce prologue

Juste la fin du monde, le prologue, introduction

Jean-Luc Lagarce est à la fois comédien, metteur en scène, directeur de troupe et dramaturge.

En 1988, il apprend qu’il est atteint du sida et se sait condamné. En 1990, il écrit Juste la fin du monde .

Malgré sa mort prématurée en 1995 , à l’âge de 38 ans, Jean-Luc Lagarce laisse derrière lui plusieurs dizaines de pièces qui rencontreront un succès posthume.

L’intrigue de Juste la fin du monde repose sur l’annonce par Louis à sa famille de sa maladie qui va l’entraîner à une mort certaine. (Voir la fiche de lecture complète de Juste la fin du monde de Lagarce )

Les personnages annoncés dans la liste initiale sont Louis , 34 ans, Suzanne sa sœur, 23 ans , Antoine leur frère 32 ans, Catherine la femme d’Antoine 32 ans, La Mère , 61 ans.

La scène se passe dans la maison de la Mère , un dimanche « évidemment » indique l’auteur comme pour marquer le symbole de cette temporalité.

La pièce se compose de deux parties et s’ouvre comme les tragédies grecques de Sophocle sur un prologue que nous allons étudier ici.

Problématique

Ce prologue de Juste la fin du monde est-il traditionnel, et si ce n’est pas le cas, quel est son véritable objectif ?

Plan de lecture linéaire

Dans un premier temps, du début du prologue à «  vous détruirait aussitôt « , Louis annonce qu’il va mourir .

Dans un deuxième temps , de «  malgré tout, la peur  » à la fin du prologue, Louis prend la décision de retourner dans sa famille pour annoncer sa mort prochaine.

I – Louis annonce qu’il va mourir

Du début du prologue à «  vous détruirait aussitôt  » ..

Louis est le seul à parler dans ce Prologue. Il fait une prolepse , comme un prophétie, en annonçant des faits qui se produiront plus tard : «  Plus tard, l’année d’après / J’allais mourir à mon tour  ».

Cette tonalité prophétique rappelle la tragédie grecque où le chœur tragique annonçait souvent de manière énigmatique ce qui allait se passer plus tard.

Ici, c’est sa propre mort qu’annonce le personnage.

Louis revient à l’ancrage temporel du «  maintenant  » («  J’ai près de trente-quatre ans maintenant et c’est à cet âge que je mourrai  » ), et rappelle la présence dramatique de la mort avec la répétition du verbe mourir .

L’emploi dans la même phrase de l’ adverbe temporel « maintenant » et du futur de l’indicatif donne l’impression d’une distorsion temporelle, d’une énigmatique prescience.

Le vers de quatre syllabes «  l’année d’après  » revient de manière anaphorique dans la tirade et vient rappeler l’action du destin. On comprend en effet que la fatalité dans cette pièce a le visage de la maladie .

Jean-Luc Lagarce prend soin de préciser l’âge des personnages. Si la liste des personnages informe que Louis a 34 ans, Louis précise dans le prologue qu’il a «  près de trente quatre ans  » .

Or cet âge n’est pas anodin. Louis va bientôt dépasser l’ âge de 33 ans , celui de la mort du Christ . La répétition de « l’ année d’après  » peut ainsi signifier que Louis ne mourra pas à l’âge du Christ, mais l’année d’après, à 34 ans.

La référence à cet âge symbolique peut être vue comme une marque d’ ironie tragique . En effet, la mort du Christ est suivie de la Résurrection, mais dans cette pièce, pas de résurrection possible pour Louis. Seul l’attend un face-à-face inéluctable avec un destin destructeur.

Le temps est la véritable force tragique de cette pièce. Ainsi, le champ lexical du temps («  Plus tard  », «  année  », «  ans  », «  nombreux mois  » , «  fini  ») montre l’ implacabilité d’un temps dévorateur qui accule Louis à la mort.

Le temps se dérobe à la connaissance et à la maîtrise comme l’indiquent les didascalies initiales («  Cela se passe (…) un dimanche, évidemment, ou bien encore durant près d’une année entière  ».

Face à cette mort, Louis confie avoir été gagné par l’ immobilité : «  j’attendais  » «  ne rien faire « , «  à peine « , «  imperceptiblement « . Le personnage, dans l’antichambre de la mort, est déjà gagné par une immobilité funeste.

Il est habité par la négativité comme le suggère le champ lexical de la négation : « ne rien faire, à tricher, à ne plus savoir, sans espoir jamais » , la négation «  ne plus  » et «  sans jamais  » indiquant un temps fermé, un monde clos.

Le temps est évoqué comme un ennemi dangereux : «  danger  », «  extrême  », «  violent  », « réveillerait l’ennemi  », «  détruirait  » .

L’ anaphore «  l’année d’après  » vient perturber la syntaxe de la tirade et transforme toutes les phrases de Louis en anacoluthe* (*rupture syntaxique dans une phrase). La maladie et la mort sont comme un parasite qui vient s’incruster dans la phrase et empêcher tout sens , toute parole.

II – Louis décide de revenir dans sa famille

De «  malgré tout, la peur  » à la fin du prologue., a – un combat contre le destin.

La répétition de «  malgré tout  » suggère un retournement de situation : Louis décide finalement de mener un combat contre la maladie et la mort en revenant dans sa famille.

Le terme épique «  risque  » fait signe vers l’ épopée , mais Louis n’oublie pas la fatalité («  sans espoir jamais de survivre  » ). Comme tout héros tragique, il se sait condamné.

Il évoque sa décision de revenir dans sa famille. («  retourner les voir, revenir sur mes pas, aller sur mes traces et faire le voyage  ») : la répétition du préfixe « re » suggère un retour aux sources qui est un combat contre le temps qui passe.

Lagarce utilise la polysémie de l’expression « faire le voyage  » qui peut désigner à la fois le déplacement physique mais aussi le passage symbolique de la vie à la mort .

Ici, Louis conjure momentanément la mort par un voyage inversé , qui est une remontée dans le temps, un retour dans le giron familial.

Puis Louis évoque la manière dont il annoncera sa mort à sa famille : «  pour annoncer, lentement, avec soin…  »

Jean-Luc Lagarce crée un effet de théâtre dans le théâtre car Louis devient le metteur en scène de son annonce qu’il répète plusieurs fois.

Par les adverbes de manière «  lentement , avec soin, avec soin et précision / – ce que je crois – lentement , calmement , d’une manière posée  » il prépare la manière dont il va jouer la scène de l’aveu .

La répétition de «  avec soin  » montre le metteur en scène qui réfléchit à la meilleure manière de jouer cette scène mais ramène aussi à la polysémie du terme puisque le « soin » fait également songer à la thérapie face à la maladie.

De la même manière, l’insistance sur l’ adjectif « posé  » désigne la sérénité mais préfigure aussi la position du corps dans le cercueil.

Subtilement, la mort est donc toujours présente dans ce prologue.

Ce prologue joue le rôle de scène d’exposition présentant le personnage principal mais aussi l’intrigue de la pièce. On comprend en effet au champ lexical de la parole («  annoncer  », «  dire  », «  dire  », «  annoncer  », «  messager  »), que le coeur de l’intrigue est l’aveu de Louis à sa famille.

C’est autour de cette annonce que se concentre l’intrigue comme le suggère les trois répétitions du verbe « annoncer » .

Louis veut « être l’unique messager  » de cette nouvelle : le terme «  messager  » rappelle la figure des chœurs chez Sophocle et renvoie donc encore une fois à la tragédie.

Mais la place de Louis est particulière ici puisqu’il est à la fois la victime du destin (la maladie) et la voix du destin dont il essaie de conjurer le caractère irrémédiable.

Dans les tragédies grecques, le chœur est constitué d’un ensemble de personnes qui commentent l’action tragique. Les acteurs sur scène ne se mêlaient pas aux choristes.

La position de Louis , à la fois victime et commentateur , donne l’impression d’une étrange distance du personnage avec son destin et lui confère un statut particulier dans la pièce, par rapport aux autres personnages.

Son combat consiste à rester maître du destin d’où le champ lexical de la volonté  : «  voulu  », «  voulu et décidé  », «  décider  », «  responsable  », «  mon propre maître  » . Louis fait preuve de stoïcisme et tente de garder la maîtrise de son destin.

Mais ce champ lexical de la volonté est contrecarré par le champ lexical de l’illusion ( «  paraître  », «  peut-être  », «  paraître pouvoir  », «  l’illusion  ») comme si ce combat de la volonté contre le destin était perdu d’avance. Ainsi, Louis ne peut que «  donner aux autres (…) l’illusion d’être responsable » .

B – Un nœud caché : l’exploration analytique

Le Prologue annonce une autre intrigue cachée : celle de l’ exploration de l’inconscient personnel et familial.

Cette exploration du monde intérieur apparaît dans les tirets : «  – peut-être ce que j’ai voulu, voulu et décidé, en toutes circonstances et depuis le plus loin que j’ose me souvenir – » . Les tirets ouvrent l’espace du monde intérieur, d’une voix enfouie qui s’apprête à surgir à l’occasion de cette rencontre familiale : la voix de l’inconscient.

L’épanorthose* omniprésente dans ce texte (*figure de style qui consiste à corriger et préciser ce qui vient d’être dit : «  ce que j’ai voulu, voulu et décidé  » )  suggère la recherche du mot juste pour révéler la vérité intérieure.

«  Depuis le plus loin que j’ose me souvenir  » indique une exploration du passé, comme dans une psychanalyse.

On remarque aussi que cette tirade n’est constituée que d’ une seule phrase . Tout est prononcé dans un flot de parole continu comme si la voix de l’inconscient remontait à la surface.

La musicalité de cette tirade est également essentielle et rappelle le prologue des tragédies grecques qui était chanté.

Ainsi, le syntagme «  l’année d’après  » fonctionne comme un refrain .

L’ allitération finale en «  m  » crée un effet des rimes internes qui  renforce cette musicalité : «  m e donner et donner aux autres une dernière fois l’illusion d’être responsable de m oi- m ê m e et d’être, jusqu’à cette extrémité, m on propre m aître.  »

Juste la fin du monde, Lagarce, conclusion

Le Prologue dans Juste la fin du monde joue le rôle du prologue tragique dans la tragédie grecque : il présente la force du destin , pose le nœud de l’action qu’est la révélation de la maladie .

L’originalité de ce prologue est de suggérer une intrigue cachée : l’ intrigue analytique . Au delà de l’intention initiale, qui est un aveu, c’est tout l’inconscient, le non-dit familial qui va s’inviter sur scène.

Tu étudies Juste la fin du monde ? Regarde aussi :

♦ Dissertation sur Juste la fin du monde ♦ Juste la fin du monde, partie 1 scène 1 (lecture linéaire) ♦ Juste la fin du monde, partie 1 scène 2 (lecture linéaire) ♦ Juste la fin du monde, partie 1 scène 3 (lecture linéaire) ♦ Juste la fin du monde, partie 1 scène 8 (lecture linéaire) ♦ Juste la fin du monde, partie 1 scène 9 (lecture linéaire) ♦ Juste la fin du monde, partie 1 scène 10 (lecture linéaire) ♦ Juste la fin du monde, partie 2 scène 1 (lecture linéaire) ♦ Juste la fin du monde, partie 2 scène 2 (lecture linéaire) ♦ Juste la fin du monde, partie 2 scène 3 (lecture linéaire) ♦ Juste la fin du monde, épilogue (lecture linéaire)

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Qui suis-je ?

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Amélie Vioux

Je suis professeur particulier spécialisée dans la préparation du bac de français (2nde et 1re).

Sur mon site, tu trouveras des analyses, cours et conseils simples, directs, et facilement applicables pour augmenter tes notes en 2-3 semaines.

Je crée des formations en ligne sur commentairecompose.fr depuis 14 ans.

Tu peux également retrouver mes conseils dans mon livre Réussis ton bac de français 2025 aux éditions Hachette.

J'ai également publié une version de ce livre pour les séries Techno ici.

18 commentaires

Bonjour madame, je tenais à vous remercier de votre travail, pour ce que vous faites. Vous êtes incroyable !!!

Bonjour, en cours de francais nous avons arretés le premier mouvement au vers 16 « jamais de survivre » pour vous est-ce acceptable ? Merci

Oui, les extraits sont librement choisis par vos enseignants.

Bonjour Est-il possible de télécharger les commentaires ? merci d’avance

Bonjour Haim, À la fin de mes analyses, tu as une icône verte « print /pdf » qui te permet de télécharger et imprimer mes commentaires dans un format adéquat.

On peut dire que je n’ai eu 18/20 à l’oral en tombant sur ce texte uniquement grâce à votre analyse x) Révisé à l’arrache une journée avant ce dernier…

Merci beaucoup !

D’ailleurs la jury était morte de rire ( je ne sais pas pourquoi ) quand j’ai analysé l’âge de la mort du Christ ( 33 ans ) …

Bonjour, as-tu tout repris de cette fiche lors de l’oral du bac de français ? Pourtant ça dure plus que 12min

quelle ouverture sur une autre œuvre pourrions nous faire ?

Antigone de Jean-Anouilh en est un exemple. Le fait que la mort soit annoncée dès le départ nous mène à établir un certain lien avec ce prologue.

Baudelaire- L’ennemi est incarné par le temps…la mort…

Chère Amélie,

je souhaitais saluer la qualité de votre travail, votre sens de la pédagogie et votre générosité. Contrairement à d’autres collègues qui auraient gardé le fruit de leur labeur pour eux-mêmes, vous partagez avec tous ceux qui sont intéressés, enseignants comme apprenants.

Mille mercis !!! Que le Très-Haut vous comble de Sa Grâce !

(une professeur de cours particuliers)

Est-ce que utiliser vos texte est considéré comme un plagiat pour les épreuves orales du bac ?

Bonjour Aisha, Tu peux reprendre mes analyses pour l’oral : elles sont faites pour cela. Ce n’est pas du plagiat car ces analyses sont censées être travaillées en amont avec les ressources disponibles (cours de votre professeur, livres, ressources en ligne). C’est lors d’un écrit que tu ne dois pas recopier mes analyses sous peine de plagiat.

Merci pour l’analyse très complète qui m’a beaucoup aidée! J’avais cependant une question, quelle pourrait-être l’ouverture? Merci Beaucoup

Je pense que a partir de cette variation sur le thème du retour, on peut mettre en perspective les personnage de louis avec celui de Gaston dans « un voyageur sans bagage »

Pas d’ouverture sur un oral. Les ouvertures sont conseillées uniquement à l’écrit

A l’oral blanc je n’ai pas mis d’ouverture et j’ai perdu 1 point sur cela…

Bonjour, est-ce ce que c’est possible de faire l’analyse de la scène 11

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Fiche sur Juste la fin du monde de Lagarce : résumé et analyse

La pièce "Juste la fin du monde" de Jean-Luc Lagarce est une œuvre dramatique qui explore les thèmes de la communication, de l'identité et de la perte. 

Résumé par scène de Juste la fin du monde

Louis, le personnage principal, est un écrivain qui revient chez lui après 12 ans d'absence pour annoncer à sa famille qu'il est atteint d'une maladie incurable. Sa mère, Gaby, sa sœur, Suzanne, et son frère, Antoine, sont déjà présents dans la maison.

Gaby demande à Louis pourquoi il est resté absent si longtemps, mais il ne répond pas et change de sujet. Suzanne et Antoine s'efforcent de maintenir une conversation normale, mais leur mère et leur frère sont distants et évasifs.

Gaby demande à Louis comment il se sent, mais il refuse de répondre. Suzanne essaie de détendre l'atmosphère en parlant de sa vie professionnelle et de ses projets, mais Louis lui coupe la parole et change de sujet.

Antoine essaie de discuter avec Louis, mais il est également évasif. Gaby essaie de lui poser des questions sur sa maladie, mais Louis refuse de répondre et se met en colère.

Suzanne essaie de calmer Louis et de lui faire parler de ses émotions, mais il refuse de s'ouvrir. Gaby demande à Louis s'il a vu un médecin, mais il répond par la négative.

Louis quitte la pièce, et Suzanne et Antoine discutent de leur frustration face à son comportement distant. Gaby essaie de les calmer et de les encourager à être patients avec Louis.

Louis revient et annonce qu'il doit partir. Gaby essaie de le retenir, mais il refuse de rester et quitte la maison.

Suzanne et Antoine discutent de leur sentiment de perte et de leur frustration face à la situation de Louis. Gaby essaie de les réconforter et de les encourager à être là pour lui.

Louis revient une fois de plus chez lui et annonce à sa famille qu'il doit partir pour toujours. Gaby essaie de le persuader de rester, mais il refuse et quitte la maison une deuxième fois. Suzanne et Antoine sont dévastés par cette nouvelle et par le comportement distant de Louis. Gaby essaie de les réconforter et de les encourager à être là pour lui, mais ils sont inconsolables.

Analyse de Juste la fin du monde

Dans Juste la fin du monde , Jean-Luc Lagarce explore les thèmes de la communication, de l'identité et de la perte à travers l'histoire de Louis, un écrivain atteint d'une maladie incurable qui revient chez lui après 12 ans d'absence pour annoncer sa nouvelle à sa famille. La pièce met en lumière les difficultés de communication entre les personnages et leur incapacité à exprimer leurs émotions et leurs besoins.

Les personnages principaux :

Louis : c'est le personnage principal de la pièce. Il est un écrivain atteint d'une maladie incurable et qui revient chez lui après 12 ans d'absence. Il a du mal à communiquer avec sa famille et à exprimer ses émotions.

Gaby : c'est la mère de Louis. Elle est inquiète pour son fils et essaie de le retenir chez elle, mais il refuse. Elle essaie également de maintenir une communication ouverte avec lui et de le réconforter.

Suzanne : c'est la sœur de Louis. Elle essaie de maintenir une conversation normale avec lui, mais il lui coupe la parole et change de sujet. Elle est frustrée par son comportement distant et essaie de lui faire parler de ses émotions.

Antoine : c'est le frère de Louis. Il essaie de discuter avec lui, mais il est également évasif. Il est frustré par son comportement et essaie de lui poser des questions sur sa maladie, mais Louis refuse de répondre.

Principaux thèmes de la pièce

Le thème de la communication.

Il est abordé de manière subtile dans la pièce. Bien que les personnages soient proches les uns des autres, ils ont du mal à se parler ouvertement et à se comprendre. Louis, le personnage principal, est particulièrement distant et évasif, refusant de répondre aux questions de sa famille sur sa maladie ou sur ses émotions. Sa mère, Gaby, essaie de maintenir une communication ouverte avec lui et de le réconforter, mais il refuse de s'ouvrir. Suzanne, la sœur de Louis, et Antoine, son frère, essaient également de maintenir une conversation normale avec lui, mais ils sont frustrés par son comportement distant et évasif.

Le thème de l'identité

est également présent dans la pièce. Louis semble avoir du mal à trouver sa place dans le monde et à définir qui il est. Sa maladie l'a obligé à s'éloigner de sa famille et de sa vie d'avant, et il a du mal à se reconnecter avec eux. Suzanne et Antoine, quant à eux, sont également confrontés à des problèmes d'identité et à leur place dans le monde. Suzanne essaie de se définir par son travail, mais elle se sent perdue et insatisfaite, tandis qu'Antoine a du mal à trouver sa voie et à se faire une place dans le monde.

Le thème de la perte

Il est également traité dans la pièce, sous différentes formes. Louis est confronté à la perte de sa santé et à la perspective de la mort imminente. Sa famille doit faire face à la perte de leur fils et frère, et ils sont dévastés par cette nouvelle. Mais la perte n'est pas seulement physique dans la pièce : elle est également symbolique. La perte de l'innocence, de la jeunesse et de la vie qu'ils avaient avant la maladie de Louis sont également présentes. En fin de compte, la pièce explore comment les personnages font face à la perte et comment ils essaient de trouver un sens à leur vie malgré la souffrance

En fin de compte, la pièce explore comment les personnages font face à la perte et comment ils essaient de trouver un sens à leur vie malgré la douleur et l'incertitude. Lagarce utilise une structure en 9 scènes pour développer ces thèmes de manière organique et naturelle, avec des dialogues réalistes et des personnages qui réagissent de manière crédible à la situation. Le style naturaliste de la pièce permet de mettre en lumière les émotions et les pensées des personnages de manière profonde et authentique.

En conclusion, Juste la fin du monde est une pièce poignante et profonde qui explore les thèmes de la communication, de l'identité et de la perte à travers l'histoire de Louis et de sa famille. Lagarce utilise une structure et un style naturalistes pour donner vie à ses personnages et leur histoire, rendant la pièce touchante et mémorable.

Structure et style :

La pièce est divisée en 9 scènes et se déroule en une seule journée.

Le style de la pièce est naturaliste, avec des dialogues réalistes et des personnages qui réagissent de manière crédible à la situation.

La pièce utilise également des métaphores et des symboles pour explorer les thèmes de la communication, de l'identité et de la perte.

Les adaptations cinématographiques de Juste la fin du monde

"Juste la fin du monde" a été adapté au cinéma à deux reprises. La première adaptation a été réalisée par Xavier Dolan en 2016, et la deuxième par Mattia Guerra en 2020.

La première adaptation

Réalisée par Xavier Dolan, cette adaptation a été présentée au Festival de Cannes en 2016 et a remporté le Grand Prix. Elle suit fidèlement l'intrigue de la pièce originale, avec des dialogues et des scènes presque identiques. Le casting comprend Gaspard Ulliel dans le rôle de Louis, Nathalie Baye dans le rôle de Gaby, Léa Seydoux dans le rôle de Suzanne et Vincent Cassel dans le rôle d'Antoine. Dolan a choisi de conserver le style naturaliste de la pièce, avec des dialogues réalistes et des personnages qui réagissent de manière crédible à la situation. La mise en scène est également sobre et réaliste, mettant en lumière les émotions et les pensées des personnages de manière authentique.

La deuxième adaptation

Réalisée par Mattia Guerra, elle a été présentée au Festival de Cannes en 2020. Elle suit également fidèlement l'intrigue de la pièce originale, avec des dialogues et des scènes similaires. Le casting comprend Jérémie Renier dans le rôle de Louis, Isabelle Huppert dans le rôle de Gaby, Virginie Efira dans le rôle de Suzanne et Benoît Poelvoorde dans le rôle d'Antoine. 

Les deux adaptations cinématographiques de "Juste la fin du monde" ont suivi fidèlement l'intrigue de la pièce originale et ont conservé son style naturaliste. Le casting de chaque adaptation était également de haute qualité, avec des acteurs talentueux et convaincants dans leurs rôles. Les deux adaptations ont été présentées au Festival de Cannes et ont reçu un accueil favorable de la part de la critique et du public. Si vous avez l'occasion de les voir, je vous recommande chaudement de les regarder pour découvrir ou redécouvrir cette pièce poignante et profonde.

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Couverture pour Juste la fin du monde

Jean-Luc Lagarce Juste la fin du monde , Prologue — Explication linéaire —

Extrait étudié, introduction, problématique, axes de lecture pour un commentaire composé, premier mouvement : les déclarations d'un homme déjà mort, la pièce n’est qu’un flash back , le personnage est un fantôme , personnage qui joue un rôle, une mort symbolique , un sens à plusieurs niveaux, menace de la mort, deuxième mouvement : les dangers de prendre la parole, l’action peine à progresser, une douleur et une culpabilité, le danger de la parole, piège plus terrifiant que la mort, parler malgré tout , ambivalence du personnage, troisième mouvement : le basculement dans la parole, la parole remplace l’action, discours qui se précise sans cesse, reformuler l’idée même de s’exprimer, enquête policière , recherche d’identité, recherche familiale, louis du présent et louis du passé, long (dernier) souffle qui se prolonge, quatrième mouvement les mécanismes de l'illusion, thème théâtral : paraître, projet affirmé, projet illusoire, mensonge double, un oubli volontaire, illusion du théâtre, personnage écrivain, personnage spectateur.

Luigi Boccardo, Allégorie du temps, 2019.

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⇨ *  Lagarce, Juste la Fin du Monde 🎧 Prologue (explication linéaire podcast) *

⇨ *  Lagarce, Juste la fin du monde 🔎 Explication linéaire du Prologue au format PDF *

Commentaire et dissertation

Commentaire et dissertation

Juste la fin du monde analyse linéaire épilogue.

Juste la fin du monde analyse linéaire épilogue. L’épilogue est, dans la tragédie, le retour au calme. Dans la pièce de Jean-Luc Lagarce de 1991, il s’agit dans l’épilogue d’un monologue de Louis . Ainsi, l’oeuvre s’inscrit dans une forme circulaire dans la mesure où le prologue était également constitué d’un monologue de Louis. Après la lecture de l’épilogue, nous proposons une analyse linéaire du texte . ( méthode du commentaire linéaire )

On voit Louis dans l'épilogue de Juste la fin du monde.

Juste la fin du monde: texte de l’épilogue

Louis. – Après, ce que je fais, je pars. Je ne reviens plus jamais. Je meurs quelques mois plus tard, une année tout au plus.

Une chose dont je me souviens et que je raconte encore (après, j’en aurai fini) : c’est l’été, c’est pendant ces années où je suis absent, c’est dans le Sud de la France. Parce que je me suis perdu, la nuit dans la montagne, je décide de marcher le long de la voie ferrée. Elle m’évitera les méandres de la route, le chemin sera plus court et je sais qu’elle passe près de la maison où je vis. La nuit aucun train n’y circule, je ne risque rien et c’est ainsi que je me retrouverai. À un moment, je suis à l’entrée d’un viaduc immense, il domine la vallée que je devine sous la lune, et je marche seul dans la nuit, à égale distance du ciel et de la terre. Ce que je pense (et c’est cela que je voulais dire) c’est que je devrais pousser un grand et beau cri, un long et joyeux cri qui résonnerait dans toute la vallée, que c’est ce bonheur-là que je devrais m’offrir, hurler une bonne fois, mais je ne le fais pas, je ne l’ai pas fait. Je me remets en route avec seul le bruit de mes pas sur le gravier.

Ce sont des oublis comme celui-là que je regretterai.

Juste la fin du monde , Jean-Luc Lagarce, 1991.

JUSTE LA FIN DU MONDE ANALYSE LINEAIRE EPILOGUE

Problématique: Pourquoi cet épilogue apparaît-il comme une série de déceptions?

Premier mouvement (du début à « une année tout au plus ») Une parole d’outre-tombe

  • D’abord, l’épilogue s’ouvre sur un connecteur temporel « après ». Or celui-ci indique que l’épilogue apparaît comme une suite à la pièce.
  • Or, l’idée de départ définitif est inscrite fermement avec l’emploi du verbe « partir » et « ne plus jamais revenir ».
  • D’ailleurs, comme dans l’ouverture du prologue, nous pouvons constater avec étonnement que le personnage semble s’exprimer d’outre-tombe. Effectivement, les références temporelles nous placent après la mort du héros: « quelques mois plus tard », « une année tout au plus ».

Ainsi, ce premier mouvement fait entendre la voix d’un mort.

Deuxième mouvement (de « Une chose dont je me souviens » à « c’est ainsi que je me retrouverai »): un souvenir

  • Ensuite, le deuxième mouvement s’ouvre sur l’évocation de sa mémoire avec l’emploi du verbe « je me souviens ».
  • Puis, une mention entre parenthèses « après j’en aurai fini » permet une double lecture. De quoi s’agit-il? Il en aura fini de sa vie, cette mention serait alors tragique. Mais s’il fait référence à la pièce, cette mention revêt alors une tonalité comique, comme s’il s’excusait d’ennuyer son spectateur et lui promettait qu’il serait bientôt libéré de ce fardeau.
  • Ce souvenir est fermement ancré grâce à la précision de divers compléments circonstanciels de lieu et de temps annoncés par un présentatif: « c’est l’été »,  » c’est pendant ces années », « c’est dans le sud de la France ». Il évoque alors un moment où il s’est perdu dans la nuit.
  • Alors se développe une métaphore du chemin suivi. En effet, il avait la possibilité de se laisser porter au gré des chemins de montagne mais il choisit l’efficacité de la voie ferrée, comme marqué par le productivisme de son époque. Nous pouvons ainsi relever un champ lexical de la voie : »chemin », « méandres », « route », « marcher ».

Ainsi, ce deuxième mouvement fait état d’un souvenir dans lequel Louis a fait le choix de la raison et de l’efficacité bourgeoise.

Troisième mouvement (de « à un moment » à « la terre ») La nuit

  • Ensuite, il évoque un « viaduc » qui pourrait faire référence à ce qui relie deux vallées. D’ailleurs, il évoque sa situation entre deux, entre le ciel et la terre, comme entre les vivants et les morts.
  • Puis, Louis évoque de manière poétique un paysage dont nous pouvons relever le champ lexical: « vallée, lune, ciel, terre ». Le monologue devient lyrique. En témoigne également l’usage de la première personne « je ».

Louis évoque dans cette troisième partie une expérience de la solitude, d’un état suspendu dans un entre-deux.

Dernier mouvement ( de « ce que je pense » jusqu’à la fin) Un cri sans voix

  • Louis évoque alors au conditionnel ce qu’il aurait dû faire: pousser un cri. Nous pouvons d’ailleurs constater un champ lexical du cri : « résonnerait », cri », « hurler ».
  • D’abord, ce cri est qualifié de manière méliorative comme le montrent les adjectifs « grand et beau » ou « long et joyeux ».
  • Mais quel sens donner à ce cri qui n’ a pas été poussé? Plusieurs possibilités s’offrent aux lecteurs/ spectateurs.
  • Premièrement, ce cri peut être compris d’un point de vue psychologique. Une sorte d’appel à l’aide, une tentative de s’extirper de la crise individuelle et familiale qui le traversait.
  • Deuxièmement, ce cri peut être compris comme une tentative de création littéraire. Autrement dit, il regrette de n’avoir pas tenté de transformer une expérience difficile en une oeuvre littéraire.

JUSTE LA FIN DU MONDE ANALYSE LINEAIRE EPILOGUE: CONCLUSION

Ainsi, la pièce s’achève sur un nouveau constat d’échec. Louis a raté le rendez-vous avec sa famille, avec lui-même mais aussi, peut-être avec l’art.

Merci de ta lecture. Nous espérons que cette fiche sur l’épilogue a pu t’aider dans ton travail. N’hésite pas à poster tes remarques et commentaires dans la rubrique ci-dessous. D’autres fiches peuvent t’aider dans tes révisions, nous t’en proposons quelques exemples ci-dessous:

– Explication linéaire prologue

– Explication linéaire du monologue de Suzanne

– Analyse de Juste la fin du monde

– Dissertation sur la crise dans Juste la fin du monde

– Biographie de Jean-Luc Lagarce

– Méthode de l’analyse linéaire

Une réflexion sur « Juste la fin du monde analyse linéaire épilogue »

ET LA FIN ????!!!!!

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Pour s'améliorer en français

Une Dissertation sur Juste la fin du monde de Jean-Luc Lagarce

Dans Juste la Fin du Monde , les personnages cherchent-ils à s'affronter ou à se fuir ?  

​Vous répondrez à cette question dans un développement argumenté et illustré d'exemples tirés de l'œuvre. 

N'hésitez pas à aller voir ma vidéo d'analyse du sujet où je vous livre les clés pour réussir votre dissertation sur Juste le fin du monde :​

​Problématique :

​Est-ce que les conflits et les tensions entre les personnages prennent sur scène la forme de confrontations directes ?

​Annonce de plan :

​​Il est vrai que cette pièce montre à son spectateur une crise où s’entrechoquent les égos et personnalités des membres d’une même famille. Mais les personnages cherchent aussi à fuir, à s’esquiver et à éviter la confrontation. En fait, la pièce met surtout en scène un échec de la communication qui mène à ces évitements et ces confrontations violentes.

I -  Une crise où s’entrechoquent les égos et personnalités des personnages

A) le retour de louis éveille les conflits..

C’est l’occasion de se dire en face des désaccords, de s’accuser : 

  • Suzanne dit à Louis dans la scène 3 de la partie 1 : « Ce n'est pas bien que tu sois parti, parti si longtemps, ce n'est pas bien et ce n'est pas bien pour moi et ce n'est pas bien pour elle (elle ne te le dira pas) et ce n'est pas bien encore, d'une certaine manière, pour eux, Antoine et Catherine. ». 
  • Antoine, après avoir perdu le contrôle, attaque Louis non seulement verbalement, mais pour la première fois physiquement : « Louis : Ne pleure pas / Antoine : tu me touches : je te tue »  (II,2) [Caïn et Abel ?]

b) Ce retour met en lumière des tensions entre les autres personnages

  • Quand Suzanne montre sa joie de revoir Louis après tant d’années, Antoine dit de sa sœur : “on dirait un épagneul”.
  • Suzanne remet en cause l'emploi du vouvoiement par Catherine : « Tu vas le vouvoyer toute la vie », (I,9) Antoine prend alors la défense de sa femme, et cela déclenche une dispute entre le frère et la sœur. 

c) La scène théâtrale est un lieu privilégié pour montrer les antagonismes, les conflits manifestes

  • « Il faut aller au théâtre comme on va à un match de football, de boxe, de tennis. » (Eugène Ionesco, Notes et contre-notes, 1962)
  •  Dans l’accueil hostile qu’il réserve à son frère, les accusations qu’Antoine formule sont des coups portés à Louis : “Tu ne me connais plus, il y a longtemps que tu ne me connais plus, tu ne sais pas qui je suis, tu ne l’as jamais su.” (I,11)

II - Les personnages cherchent aussi à fuir, à s’esquiver et à éviter la confrontation.

A) résignés ou en colère, ils fuient toujours le débat, la dispute directe.

  • Après des insultes lancées à son frère Antoine, Suzanne quitte la pièce :

“Merde, merde et merde encore ! Compris ? Entendu ? Saisi ?” (I, 9)

  • quelques secondes plus tard, c’est au tour d’Antoine de craquer : 

“Antoine. - Tous les mêmes, vous êtes tous les mêmes ! Suzanne ! Catherine. - Antoine ! Où est-ce que tu vas ? 

b) Certains ne pensent qu’à s’en aller

  • Au début de la partie II, Louis annonce dans un monologue qu’il va repartir sans avoir dit de ce qu’il était venu annoncer :

“je demandai qu’on m’accompagne à la gare, qu’on me laisse partir.”

  • Catherine parle de sa vie avec sa mère :

“J'habite toujours ici avec elle. Je voudrais partir, mais ce n'est guère possible …” (I,3)

c) D’autres tentent d’apaiser la situation

  • Catherine rappelle qu’Antoine et elle ont nommé leur fils “Louis”, comme leur oncle.
  • “LOUIS :  Vous ne dites rien, on ne vous entend pas, CATHERINE : Pardon, non, je ne sais pas. Que voulez-vous que je dise ?” (I, 6)

III - C'est l’échec de la communication qui mène à ces évitements et ces confrontations violentes.

A) c’est le silence de louis, son impossibilité à avouer sa maladie à ses proches qui est à la source de son malaise, de sa paralysie verbale..

À la fin de la pièce, Louis n’est toujours pas parvenu à dire la triste nouvelle : 

“Je devrais pousser un grand et beau cri [...] mais je ne le fais pas” (épilogue - Louis) 

b) La violence au cœur des alliances et l’absence de communication

“Qu'est-ce que j'ai dit ? Je ne t'ai rien dit, je ne lui dis rien à celui-là, je te parle ?” (I,1 Suzanne à Antoine).

c) Finalement, Juste la fin du monde est aussi une pièce qui nous montre à quel point les conflits familiaux peuvent être incommunicables :  

“Rien jamais ici ne se dit facilement.” (II, 3 - Antoine)

Conclusion 

​En conclusion, les personnages de Juste la fin du monde s’affrontent dans chaque scène, et la pièce met en avant les tensions familiales à travers des insultes, des accusations, des provocations nombreuses. Mais il ne faudrait pas oublier que les conflits mènent aussi à des stratégies d’esquive de la confrontation et à des volontés de départ.  Finalement, la pièce révèle que l’origine et la conséquence de ces deux manifestations opposées, c’est l’expérience de l’incommunicable. Louis, Suzanne, Antoine, leur mère et Catherine, sont donc pris dans un cercle vicieux qui entretient le malentendu. 

Idée d'ouverture : Gilbert Grape , film de Lasse Hallström :

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Juste la fin du monde, Lagarce : analyse et résumé de l’œuvre

  • Anna Logacheva
  • 12 Juin 2024

À lire dans cet article :

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Bac français 2024. Une nouvelle fois au programme du baccalauréat de français cette année, nous te proposons un résumé et une analyse de Juste la fin du monde , de Jean-Luc Lagarce.

L’année vient à peine de commencer et pourtant, les épreuves écrites et orales de français ne sont jamais bien loin. Dans cet article, nous faisons le point avec toi sur la pièce de théâtre Juste la fin du monde , écrite par Jean-Luc Lagarce en 1990, à Berlin.

Qui est Jean-Luc Lagarce ?

Jean-Luc Lagarce est un comédien, metteur en scène, directeur de troupe et dramaturge français, né le 14 février 1957 et décédé le 30 septembre 1995. Alors qu’il se sait condamné par le sida, il décide de partir pour Berlin, où il rédigera Juste la fin du monde .

Lagarce a étudié l’art dramatique au Conservatoire National d’Art Dramatique de Paris. Il commence à écrire des pièces de théâtre à partir des années 1980. Les œuvres de Lagarce se caractérisent par un style introspectif, une écriture fragmentée et des dialogues intenses. Au total, Jean-Luc Lagarce a écrit plus de trente pièces de théâtre, dont certaines sont devenues des classiques contemporains. Parmi ces pièces devenues classiques  comme Derniers remords avant l’oubli (1987), Les Prétendants  (1989) ou encore Le Pays lointain (1995).

Les pièces de Jean-Luc Lagarce explorent souvent des thèmes universels comme la famille, l’identité, la communication ou encore la mort.

Au-delà d’être un dramaturge, Jean-Luc Lagarce a aussi été acteur et metteur en scène. Son approche créative et sa vision artistique ont été saluées par la critique et lui ont valu plusieurs récompenses prestigieuses.

Il décédera quelques années plus tard, à l’âge de 38 ans, du sida. Homme engagé, il a été un des premiers écrivains ou artistes français de renom à révéler sa séropositivité publiquement, et a durablement permis de sensibiliser le public à cette maladie.

Son héritage en tant qu’écrivain et sa contribution au théâtre français continuent d’influencer et d’inspirer de nombreux artistes et amateurs de théâtre à ce jour.

Si tu es à la recherche de tips pour le baccalauréat de français, n’hésite pas à consulter notre article compilant  nos conseils pour réussir haut la main cette épreuve !

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Les personnages dans Juste la fin du monde

Tu trouveras ci-dessous la liste des personnages dans Juste la fin du monde :

  • Louis a 34 ans, il est le protagoniste (le personnage principal de l’intrigue). Il se sait condamné et décide de retourner voir sa famille une dernière fois pour leur annoncer la nouvelle.
  • Suzanne , la sœur de Louis.
  • Antoine , le frère de Louis.
  • Catherine , la femme d’Antoine.

Présentation et problématisation de  Juste la fin du monde

Juste la fin du monde raconte l’histoire d’un écrivain de retour dans sa famille après 12 ans d’absence pour annoncer sa mort prochaine due à une maladie.

En résumé, alors que Jean-Luc Lagarce apprend qu’il est atteint du sida en 1988, il se sent inopinément condamné. Au printemps 1990, il rédige  Juste la fin du monde. La pièce s’ouvre sur un prologue : s’exprimant seul sur scène, Louis, 34 ans, dit qu’il va mourir et annonce sa décision de retrouver sa famille pour annoncer la nouvelle à ses proches. Accueilli par sa mère, sa sœur Suzanne, son frère Antoine et la femme de ce dernier, Catherine, il est vite emporté par le flot des disputes et des tensions.

Dans la deuxième partie, Louis décide de partir sans annoncer la nouvelle à sa famille. L’épilogue, mettant en scène Louis au cours d’une promenade nocturne, renvoie à un moment post-mortem : le personnage regrette de ne pas avoir poussé « un grand et beau cri ».

Dans cette perspective, le conflit dans la pièce s’apparente-t-il aux rapports familiaux ou au langage lui-même porteur de dissensions ? De même, le tragique s’articule en fonction de trois ressorts, en l’occurrence l’incompréhension, le vide et l’absence : comment ces vecteurs aiguisent-ils le tragique de la pièce ? Enfin, selon quelles modalités le dramaturge dédramatise, ironise et démystifie-t-il la mort ?

Juste la fin du monde, une pièce résolument moderne

Penser la mort, s’interroger sur les déboires de l’existence et questionner la vacuité relationnelle semblent caractéristiques de l’écriture dramatique de la fin du XXe siècle. À l’issue de la montée des antagonismes et de la « banalité du mal » selon la formule d’Arendt, l’humain apparaît comme une donnée versatile, problématique, fuyante. La littérature s’interroge désormais sur les limites de la parole, laquelle bute contre l’écueil de l’ambiguïté ou contre l’impasse de l’incompréhension.

À partir de ces questionnements touchant à la parole et à la place du sujet parlant dans un monde en mutation, la pièce de Jean-Luc Lagarce,  Juste la fin du monde , s’inscrit dans un cadre familial hautement conventionnel. Si le titre comporte une expression aux résonances apocalyptiques l’adverbe « juste » vient opérer une dédramatisation indéniable. En effet, le titre de la pièce laisse présager une tragédie versée dans l’ironie ou dans l’humour noir. Sur ce, Jean-Luc Lagarce annonce dès le prologue la mort du protagoniste, Louis, qui se décide à retourner dans sa famille pour annoncer la nouvelle à ses proches.

Cependant, le retour du personnage ne scelle pas de retrouvailles puisqu’il ne pave pas la voie à une harmonisation des rapports entre les membres de la famille. Bien au contraire, la tension, la crise et l’incommunicabilité s’amplifient. Le tragique, happé dans lesdits paramètres, frôle la désinvolture : la modernité dépend d’un échange verbal mitigé, sachant que la langue est promue au rang de véritable acteur dans le jeu de l’incompréhension.

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La structure de la pièce

Juste la fin du monde   de Jean-Luc Lagarce adopte la structure d’une tragédie avec le prologue de Louis qui rappelle le chœur tragique annonçant le destin des personnages. De plus, le prénom Louis est porté par trois générations : en inscrivant la pièce dans une ‘lignée’, le dramaturge ne fait qu’accentuer le tragique. Certains thèmes participent au tragique de la pièce :

  • La rivalité fraternelle renvoyant aux figures de Caïn et Abel
  • La mort inéluctable du protagoniste
  • La tension et la conflictualité entre les personnages
  • L’inefficacité de la parole et l’équivocité.

Il semble alors que le registre tragique marque l’ensemble des scènes : non seulement la parole ne réussit pas à nommer ou à rendre compte du réel, mais elle est génère dissensions et calamités. En effet, les mots constituent les déclencheurs des disputes et de l’inimitié ; la tentative de Catherine de calmer la tension provoque en revanche la colère d’Antoine d’où le décalage entre l’intention de paix et la réaction du personnage : face à la réplique de Catherine «  elle ne te dit rien de mal/ tu es un peu brutal, on ne peut rien te dire…  », Antoine fulmine «  je suis un peu brutal ? …. Vous êtes terribles, tous, avec moi  ». La haine est projetée contre Louis qui pourtant contredit Catherine parce qu’Antoine rejette son frère à deux reprises : «  Oh toi ça   va, la bonté même  », «  tu me touches : je te tue  » (2e partie, scène 2). En somme, la colère d’Antoine rejoint le tragique de l’incompréhension et de l’incommunicabilité. Cependant, le dramaturge tente de contourner ce tragique en démystifiant la mort.

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Analyse de Juste la fin du monde

Juste la fin du monde  est ancrée dans un cadre familial caractérisé par le dramaturge qui insinue que la scène se déroule «  un dimanche, évidemment  ». La famille, et tous les déboires que celle-ci peut impliquer, sont au cœur de l’analyse de la pièce J uste la fin du monde de Jean-Luc Lagarce. Moment de la réunion familiale, il s’agit aussi et surtout du moment de la confrontation. Celle-ci oppose les deux frères, Louis et Antoine, lesquels se disputent également avec Suzanne, leur sœur, les trois étant en conflit latent avec la mère, s’arrogeant la place du père absent. De plus, Catherine participe à l’accusation ou au procès, accentuant l’analogie entre la pièce et le tribunal.

Il faut ici analyser la crise qui se trouve dans cette œuvre. La crise dans l’œuvre  Juste la fin du monde , découle principalement de l’incapacité de se faire comprendre ; en réalité, les personnages ne parviennent pas à communiquer et se trouvent victimes de quiproquos, de malentendus, de disputes et de méprises. De surcroît, le soliloque paraît l’apanage des personnages dont le langage est fermé sur lui-même, en chiasme : « ce n’est pas bien que tu sois parti/ parti si longtemps/ ce n’est pas bien ». Sur un plan similaire, l’ épanorthose est une figure de style récurrente dans la pièce : elle consiste à corriger ou à nuancer une affirmation. La quête du « mot exact » s’affirme sans pour autant aboutir, comme si l’innommable avait le maître mot.

En raison de la crise qui empire, l’aveu de la mort imminente passe sous silence : à défaut de communiquer ou de minorer les tensions, la parole ne fait que ressasser la platitude. Ainsi, l’autre est difficilement appréhendé en tant que personne puisqu’il est l’objet constant d’un rejet ou d’une froideur perceptible tout au long des scènes. Les membres de la famille soulignent l’éloignement de Louis, son indifférence et sa dissonance avec le milieu auquel il est censé appartenir. Catherine reproche en ces termes l’attitude du protagoniste «  lorsque nous nous sommes mariés, il n’est pas venu  » ; Suzanne renchérit en adoptant des répliques circulaires «  il n’embrasse jamais personne  », «  son propre frère, il ne l’embrasse pas  » (1e partie, scène 1). De même, les reproches s’accumulent sachant que la sœur se trouve blasée par le départ de Louis : «  Et je me suis retrouvée sans rien  » et ajoute «  je ne savais pas que tu partais pour tant de temps, je n’ai pas fait attention/ je ne prenais pas garde  » (1e partie, scène 3).

La tension dans Juste la fin du monde

La tension dans la pièce de Lagarce ne cesse de monter, mise en relief par les échanges répétitifs et vides de sens qui participent à rendre la présence de Louis gênante, voire sinistre. L’analyse que l’on peut en faire dans la pièce Juste la fin du monde , nous révèle beaucoup de choses. La mère, génératrice de normativité dans la pièce, ravive les tensions et cultive la rivalité entre les deux frères. Son discours, arrimé sur la thématique de la culpabilisation, incite Louis à reprendre son rôle de frère aîné, rôle prétendument « usurpé » par Antoine : elle ramène Louis à son statut à travers le lexique du droit : «  que tu leur interdises  », «  que tu les autorises  », «  que tu leur dises  » puis se tourne vers Antoine pour lui adresser son accusation «  Et rien ne lui semble autant un devoir dans sa vie/ et une douleur aussi et une sorte de crime pour voler un rôle qui n’est pas le sien  » (1e partie, scène 8).  En associant les retrouvailles à un procès, le dramaturge privilégie une confrontation par le biais de laquelle chaque personnage paraît rechercher une identité ou une raison d’être ; en se déchirant pour des broutilles, les personnages affrontent le non-dit, celui de l’inconscient rétif à la parole.

L’épanorthose confirme l’impression de l’indicibilité ou celle de l’incommunicabilité : les répliques de la mère déréalisent le discours en le projetant de la sorte dans un passé révolu (au moment où elle évoque ses souvenirs) ou bien dans une éventualité flottante : «  Ce qu’ils veulent, ce qu’ils voudraient  » (partie 1, scène 8). L’impasse communicationnelle se manifeste également au niveau de l’éloignement entre les personnages : verbalement, par des questions incongrues et mal placées puisque la mère interroge Louis sur son âge : «  Tu as quel âge/ quel âge est-ce que tu as ?  » (1e partie, scène 8) ; au niveau kinésique, le rejet s’exprime en termes de froideur ou de distanciation. Sur ce, Suzanne s’insurge «  ils ne vont pas se serrer la main, on dirait des étrangers  » (1e partie, scène 1). Face à la médiocrité et à la platitude des répliques, la grossièreté et la violence verbale trahissent une colère rentrée, une haine inconsciente de l’autre. Par conséquent, le conflit familial charrie une crise identitaire foncièrement rattachée à l’incommunicabilité : la parole, dans  Juste la fin du monde , revêt une dimension circulaire, vide et dénuée de sens. Ce conflit familial, à l’origine des différentes crises, est essentiel pour comprendre l’analyse de la pièce Juste la fin du monde .

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Le tragique dans Juste la fin du monde

Incompréhension, vacuité et absence sont les maîtres mots pour comprendre l’analyse de Juste la fin du monde . Happés dans l’immédiateté, les personnages se meuvent dans la sphère de l’incompréhension. Celle-ci pourrait découler, en effet, de la répétition et de la platitude, lesquelles voilent la véritable intention de chacun des personnages. Dans cette mesure, chacun est l’objet du discours d’un autre : «  elle est Catherine  », «  Catherine, c’est Louis  », «  Je vais bien (…) toi comment est-ce que tu vas  », réplique répétée par Antoine (1e partie, scène 1). Alors que l’anodin semble régir les échanges, la platitude sert à masquer ou à retarder le procès. D’ailleurs, Catherine dit elle-même «  je ne voudrais pas avoir l’air de vous faire un mauvais procès  » (2e partie, scène 1). Il est évident alors que la vacuité du discours se mue progressivement en une dénonciation de l’absence de Louis.

Cependant, le tribunal familial qui accuse Louis de s’être absenté durant 12 ans n’accorde pas à l’accusé le droit de se défendre. La parataxe rend bien compte des différents reproches formulés à l’encontre de Louis sans pour autant s’articuler en une pensée fluide : «  ce n’est pas bien [que tu sois parti]  », «  tu as dû parfois, toi aussi, toi aussi, tu as dû parfois avoir besoin de nous  » (1e partie, scène 3). Quant aux lettres qu’envoyait Louis, leur style elliptique et laconique est dénigré : «  de petits mots, juste de petits mots, une ou deux phrases, rien…  » Et «  je pensais que ton métier était d’écrire […] tu ne nous en donnes pas la preuve, tu ne nous en juges pas dignes, c’est pour les autres  » (1e partie, scène 3). Le discours de l’accusation exploite un filon dans les attentes déçues par le protagoniste : la mère va même jusqu’à solliciter le mensonge en préférant l’insincérité à l’absence «  même si ce n’est pas vrai, un mensonge, qu’est-ce que ça fait ? Juste une promesse qu’on fait en sachant qu’on ne la tiendra pas  » (1e partie, scène 8).

Néanmoins, le procès n’épargne pas les autres personnages puisque les accusations fusent de toute part. À titre d’exemple, Antoine infantilise Suzanne en discréditant l’air affecté de sa sœur «  elle veut avoir l’air/ c’est parce que Louis est là, c’est parce que tu es là/ tu es là et elle veut avoir l’air  » (1e partie, scène 9). Le tragique dans la pièce est déterminé par l’incompréhension, la vacuité affective et relationnelle ainsi que par l’absence.

La démystification de la mort

L’ironie que l’on décèle, dans  Juste la fin du monde  perce dès le titre de la pièce : la distanciation opérée par le dramaturge au sujet de la mort est poursuivie par Louis qui lance dans la scène des retrouvailles sur le mode de l’euphémisme «  ce n’est pas un grand voyage  » (1e partie, scène 1), alors qu’il s’agit de son dernier voyage. Il faut analyser dans la pièce Juste la du monde cette ironie, omniprésente dans la pièce comme une volonté de démystifier la mort. Bordant sur un même canevas, il répond à sa famille qui lui propose de rester plus longtemps «  mieux encore […] je renonce à tout, j’épouse ma sœur, nous vivons très heureux  ».

En effet, la démystification de la mort dans la pièce  Juste la fin du monde  de Lagarce dépend principalement du dédoublement du personnage de Louis (2e partie, scène 1) et de la distorsion temporelle occasionnée par l’épilogue. En premier lieu, la mise en abyme permet à Louis de devenir un auteur imaginant un scénario comme l’atteste le champ lexical de l’imagination «  J’y réfléchis  », «  j’avais imaginé les choses  », «  c’est juste une idée mais elle n’est pas jouable  » (2e partie, scène 1). Deux voix alternent dans ce cadre : celle du fils modèle, illusoire «  Je promets qu’il n’y aura plus tout ce temps avant que je revienne »  puis celle de la réalité, de l’instinct qui le pousse à fuir l’enclos familial «  mensonges  », «  des phrases comme ça  » (2e partie, scène 1). Par ailleurs, cette alternance traduit le fossé qui sépare le protagoniste de ses siens et l’irréalité du monde qu’il côtoie. Il semble alors que la mort de Louis soit plus ‘réelle’ que ce qui précède : elle est revendiquée par le personnage «  je meurs quelques mois plus tard  ». La distorsion temporelle est aiguisée par le non-lieu, donnant lieu à un registre lyrique propice à l’évocation du souvenir «  je marche seul dans la nuit/à égale distance du ciel et de la terre  » (épilogue). La mort correspondrait à une invocation de la libération «  un   grand et beau cri / un grand et joyeux cri  » (épilogue) et une revanche de l’authenticité sur la duperie.

La conclusion de  Juste la fin du monde

L’analyse de cette œuvre est complexe, mais extrêmement intéressante. Dans  Juste la fin du monde , la conflictualité latente puis manifeste est associée aux rapports familiaux : le retour de louis constitue un catalyseur à l’expression des rancunes, des haines invétérées et du blâme, des reproches et de l’accusation. Le rapprochement effectué entre la pièce et le procès repose en fait sur l’idée du droit ainsi que sur le vocabulaire moral ; toutefois, la parole est incessamment piégée vu que l’incompréhension persiste. Ceci revient au fait que le non-dit pèse sur les répliques des personnages : entre le dire et l’intention, une césure existe. L’essentiel se joue en amont du triangle œdipien sachant que le père, le grand absent de la pièce, détermine les rapports et apporte un nouvel éclairage à la mort, désirée inconsciemment comme ultime rempart contre la rationalité bourgeoise et la platitude.

N’hésite pas à poursuivre tes révisions avec d’autres fiches sur les œuvres clé du programme, comme notre fiche de résumé et d’analyse sur le  Rouge et le Noir  de Stendhal.

Juste la fin du monde et le public

Juste la fin du monde à sa publication.

La pièce a été bien accueillie par la critique lors de sa publication, mais elle a également suscité des réactions mitigées de la part du public en raison de sa nature sombre et introspective. Certains ont salué la pièce pour sa profondeur et sa complexité, tandis que d’autres l’ont critiquée pour son manque d’action et de personnages sympathiques.

Malgré ces réactions partagées, Juste la fin du monde  est devenue une pièce emblématique de la littérature québécoise.

Juste la fin du monde, adaptation au cinéma

Juste la fin du monde a été adapté au cinéma en 2016 par le réalisateur canadien Xavier Dolan. Le film met en vedette un casting impressionnant, dont Gaspard Ulliel, Léa Seydoux, Vincent Cassel, Nathalie Baye et Marion Cotillard.

L’adaptation cinématographique a été bien accueillie par la critique et a remporté le Grand Prix du Festival de Cannes en 2016. Le film a également été nominé pour neuf prix Génie (équivalent canadien des Oscars), remportant six prix, dont celui du meilleur film.

La version cinématographique de Juste la fin du monde a été louée pour la performance des acteurs, la direction artistique et la mise en scène. Cependant, certains critiques ont également noté que le film était très fidèle à la pièce originale, ce qui peut rendre la narration plus lente et introspective pour certains spectateurs.

Malgré ces critiques, l’adaptation cinématographique de Juste la fin du monde reste une œuvre importante du cinéma canadien et a contribué à la reconnaissance de Xavier Dolan comme l’un des réalisateurs les plus talentueux de sa génération.

Quelques citations à retenir de Juste la fin du monde

Laisse-nous te présenter quelques citations tirées de Juste la fin du monde que tu pourrais utiliser dans tes copies.

  • Me mets plutôt au travail quand ça ne va pas très bien, quand ça va bien, quelle idée, on reste heureux, on s’occupe de ce bonheur-là, lorsque cela va moins bien, on se met au travail, ce que je dis, on essaie d’y voir clair. Quand on est totalement désespéré, on ne fait rien, on tente de se maintenir en vie. Là, c’est juste l’entre-deux. La trace.
  • Les gens qui ne disent jamais rien, on croit juste qu’ils veulent entendre, mais souvent, tu ne sais pas, je me taisais pour donner l’exemple.
  • Je parle trop mais ce n’est pas vrai, je parle beaucoup quand il y a quelqu’un, mais le reste du temps, non, sur la durée cela compense, je suis proportionnellement plutôt silencieuse.

Un quiz de révisions sur Juste la fin du monde

Les œuvres au programme du bac de français 2024.

Pour terminer cet article, laisse-nous te rafraîchir la mémoire sur les œuvres au programme du bac de français 2024. Cette année, comme les années précédentes, 12 œuvres seront étudiées :

  • Les Fausses confidences , Marivaux ;
  • Le Malade imaginaire , Molière ;
  • Juste la fin du monde , Lagarce ;
  • Gargantua , Rabelais ;
  • Les Caractères , La Bruyère ;
  • La déclaration des droits de la femme et de la citoyenne , Gouges ;
  • Manon Lescaut , Abbé Prévost ;
  • La Peau de chagrin , Balzac ;
  • Sido suivi des Vrilles de la vigne , Colette ;
  • Mes forêts , Dorion ;
  • La Rage de l’expression , Ponge ;
  • Cahier de Douai , Rimbaud.

Bonne nouvelle pour toi, nous te proposons une fiche de lecture pour chacune des œuvres que nous venons de citer. De quoi te permettre d’avancer bien vite dans tes révisions. Alors, n’attends plus et consulte sans plus tarder notre site internet .

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  • Cours Particuliers

Sujets de dissertation sur Juste la fin du monde de Jean-Luc Lagarce et le parcours Crise personnelle, crise familiale

En quoi les crises familiales de Juste la fin du monde abordent-elles des thèmes plus vastes ? 

Plan détaillé:

I. La crise familiale comme reflet de crises plus vastes

A. L'impact de la communication brisée dans les relations humaines

B. La question de la mort et de l'isolement dans la société moderne

II. Les thèmes universels sous-jacents à la crise familiale

A. La question de l'identité et du rôle social

B. La quête de l'amour et de l'acceptation

III. La portée symbolique et philosophique des crises familiales

A. La famille comme métaphore de la société

B. La crise familiale comme exploration de la condition humaine

Les crises personnelles et familiales reflètent-elles une crise du théâtre dans Juste la Fin du Monde ? 

I. Le reflet d'une crise théâtrale dans les crises personnelles

A. Le questionnement du rôle du théâtre et de la représentation

B. L'usage de techniques non conventionnelles

II. La crise familiale comme miroir de la crise du théâtre

A. L'exploration des limites du genre théâtral

B. La représentation des tensions et des contradictions du théâtre moderne

III. La crise du théâtre comme fondement de la pièce

A. Le théâtre comme lieu de confrontation et de révélation

B. La crise théâtrale comme moteur de l'innovation et de la création

Dans quelle mesure l’image de la fin du monde permet-elle de comprendre les crises dans la pièce de Lagarce ? 

I. La fin du monde comme symbole de la crise personnelle

A. La menace de la mort et de l'isolement

B. La fin du monde comme révélateur de l'intensité des conflits internes

II. La fin du monde comme représentation de la crise familiale

A. L'image de la désintégration et de la rupture

B. La fin du monde comme aboutissement des tensions et des conflits familiaux

III. La fin du monde comme métaphore de la condition humaine

A. L'absurdité et la tragédie de l'existence humaine

B. La fin du monde comme image du désespoir et de l'angoisse existentielle

En quoi le personnage de Louis est-il au cœur des crises dans Juste La fin du Monde ? 

I. Louis comme catalyseur des crises

A. Sa présence comme source de tension et de conflit

B. Son rôle central dans l'évolution des relations familiales

II. Louis comme symbole de la crise personnelle

A. Son combat avec sa propre identité et son isolement

B. Sa confrontation avec la mort

III. Louis comme représentation de la condition humaine

A. Son expérience comme reflet de l'angoisse et de l'aliénation humaine

B. Son parcours comme exploration de la quête de sens et de l'acceptation

Les crises représentées dans Juste la fin du monde sont-elles seulement tragiques ? 

I. L'aspect tragique des crises

A. La gravité des conflits et des tensions

B. L'exploration de la douleur et de la souffrance

II. Les nuances de la représentation des crises

A. L'usage de l'humour et de l'ironie

B. L'élément d'espoir et de résilience

III. La complexité de la représentation des crises

A. La multifacette des émotions et des réactions

B. La résolution des crises comme évocation de la complexité de la nature humaine

La parole permet-elle d’exprimer les crises qui hantent cette pièce de Jean-Luc Lagarce ? 

I. L'expression des crises par la parole

A. Le rôle central du dialogue et des monologues

B. L'utilisation du langage comme révélateur de la tension et du conflit

II. Les limites de l'expression verbale des crises

A. L'échec de la communication et le malentendu

B. Le silence et les non-dits comme expression des crises

III. L'exploration de nouvelles formes d'expression des crises

A. L'usage du geste, du corps et de l'espace scénique

B. La parole comme partie d'un ensemble plus large de signes et de symboles.

Sujet 1: Quelles émotions un spectateur peut-il ressentir en voyant se déployer sur scène des crises personnelles et familiales ?

Problématique: Comment la mise en scène des crises personnelles et familiales dans "Juste la fin du monde" de Jean-Luc Lagarce et d'autres œuvres théâtrales similaires engage-t-elle émotionnellement le spectateur, et quelles réflexions cela suscite-t-il sur la nature des relations humaines ?

Introduction

Présentation de "Juste la fin du monde" et du contexte du parcours « crise personnelle, crise familiale ».

Annonce de la problématique et de l'intérêt de la question.

I. L'identification et l'empathie comme vecteurs d'émotions

La proximité des thèmes abordés avec les expériences personnelles du spectateur.

Analyse de scènes clés de "Juste la fin du monde" illustrant des crises familiales intenses.

Comment ces scènes permettent une identification et suscitent de l'empathie.

II. Les émotions suscitées par la mise en scène et le jeu des acteurs

L'importance de la mise en scène, du décor, de la lumière et de la musique dans la transmission des émotions.

Le rôle du jeu des acteurs dans l'expression des tensions et des conflits internes.

Exemples d'autres œuvres du parcours illustrant des approches variées de la mise en scène.

III. Les réflexions engendrées par les émotions du spectateur

Comment les émotions ressenties face aux crises amènent à une réflexion sur les relations familiales et personnelles.

L'impact de la catharsis théâtrale sur la perception des crises personnelles et familiales par le spectateur.

Discussion sur la manière dont "Juste la fin du monde" et d'autres œuvres encouragent une introspection sur les dynamiques familiales.

Synthèse des principaux points abordés et réponse à la problématique.

Ouverture sur l'importance de la représentation des crises personnelles et familiales au théâtre pour la société.

Sujet 2: Nombreux sont les personnages qui, au théâtre, quittent ou reviennent au sein de leur famille. Quel intérêt un dramaturge peut-il avoir à traiter ce motif du retour ou du départ ?

Problématique: En quoi le thème du retour ou du départ au sein de la famille, illustré notamment dans "Juste la fin du monde" de Jean-Luc Lagarce, sert-il de catalyseur dramatique et de miroir des dynamiques familiales et sociétales ?

Présentation du thème du retour et du départ dans le théâtre contemporain et classique.

Contextualisation de "Juste la fin du monde" dans le cadre du motif du retour familial.

Annonce de la problématique et de la structure de l'analyse.

I. Le départ et le retour comme révélateurs de tensions et de conflits

Examen des raisons qui poussent les personnages à partir ou à revenir, en mettant l'accent sur les conflits sous-jacents.

Analyse des moments clés de "Juste la fin du monde" où le retour de Louis déclenche une série de confrontations.

Comparaison avec d'autres œuvres du parcours où les départs et retours sont centraux.

II. La symbolique du retour/depart dans la construction des personnages

Le départ comme moyen de quête identitaire ou d'émancipation.

Le retour comme confrontation à un passé ou à des non-dits familiaux.

Exploration de la manière dont ces thèmes contribuent à la complexité des personnages dans "Juste la fin du monde" et d'autres œuvres étudiées.

III. Les enjeux dramaturgiques du retour et du départ

Le rôle de ces motifs dans la structure narrative et la tension dramatique.

Comment le départ et le retour servent de pivot pour l'évolution de l'intrigue et la résolution des conflits.

Réflexion sur la portée universelle de ces thèmes et leur résonance dans la société.

Récapitulation des points essentiels abordés et réponse à la problématique.

Ouverture sur l'importance de la représentation des mouvements de retour et de départ au sein de la famille pour comprendre les dynamiques humaines et sociales.

Sujet 3: Au théâtre, la crise, qu’elle soit familiale ou personnelle, est-elle nécessairement spectaculaire ?

Problématique: Comment la représentation de crises personnelles et familiales, à travers le prisme de "Juste la fin du monde" de Jean-Luc Lagarce et d'autres œuvres théâtrales, échappe-t-elle parfois à la spectacularisation pour toucher à une vérité plus intime et universelle ?

Définition du concept de "crise" dans le contexte théâtral.

Présentation de "Juste la fin du monde" comme point de départ pour explorer la crise.

Annonce de la problématique et des axes d'analyse.

I. La crise intime, au-delà de la spectacularisation

Exploration de la manière dont "Juste la fin du monde" présente des crises intimes sans nécessairement recourir à une dramatisation excessive.

Analyse de scènes où la subtilité des dialogues et la profondeur des silences mettent en lumière des tensions intérieures.

Comparaison avec d'autres œuvres théâtrales où la crise est traitée avec retenue et nuance.

II. La crise familiale comme miroir de la société

Étude de la dimension sociétale des crises familiales, illustrant comment elles reflètent des problématiques plus larges (identité, tradition, modernité).

Discussion sur la manière dont les crises dans "Juste la fin du monde" et dans d'autres pièces évoquent des questions universelles.

Réflexion sur le rôle du théâtre en tant que lieu de questionnement et de catharsis pour le public.

III. L'impact émotionnel et cognitif des crises sur le spectateur

Analyse de l'interaction entre le spectateur et la représentation des crises, en mettant en avant l'effet de réalisme et d'identification.

Exploration des techniques dramaturgiques (mise en scène, jeu des acteurs) qui intensifient l'expérience du spectateur face à la crise.

Discussion sur l'équilibre entre représentation fidèle de la réalité et création artistique. 

Synthèse des principaux arguments développés et réponse à la problématique.

Ouverture sur l'importance de la représentation des crises au théâtre comme moyen de réflexion et d'empathie dans un contexte social.

Sujet 4: Le dictionnaire Le Trésor de la Langue Française informatisé donne cette définition du mot crise : « Situation de trouble, due à une rupture d'équilibre et dont l'issue est déterminante pour l'individu [...] ». Cette définition vous semble-t-elle s’appliquer aux crises personnelles et familiales qui se jouent au théâtre ?

Problématique: Dans quelle mesure la définition académique de la crise, centrée sur la rupture d'équilibre et l'impact sur l'individu, se reflète-t-elle dans les crises personnelles et familiales mises en scène dans "Juste la fin du monde" de Jean-Luc Lagarce et autres œuvres théâtrales ?

Introduction de la définition académique de la crise et son importance dans l'analyse littéraire et théâtrale.

Contextualisation de "Juste la fin du monde" et d'autres œuvres théâtrales dans le cadre de cette définition.

Annonce de la problématique et de la structure du développement.

I. Rupture d'équilibre dans les crises théâtrales

Analyse des éléments de rupture dans "Juste la fin du monde", tels que le retour inattendu de Louis et les révélations qui s'ensuivent.

Examen de la manière dont ces ruptures servent de catalyseurs pour les dynamiques familiales et personnelles dans la pièce.

Élargissement à d'autres œuvres théâtrales pour montrer la variété des ruptures d'équilibre et leur universalité.

II. L'impact déterminant des crises sur les individus

Exploration des conséquences des crises sur les personnages de "Juste la fin du monde", avec un focus sur la transformation, la révélation ou la destruction des liens familiaux.

Discussion sur la portée de ces impacts, non seulement sur les individus directement impliqués mais aussi sur l'ensemble de la structure familiale.

Comparaison avec d'autres œuvres pour illustrer la diversité des impacts individuels et collectifs des crises.

III. La crise comme reflet de la condition humaine

Réflexion sur la manière dont la mise en scène des crises personnelles et familiales au théâtre reflète des aspects fondamentaux de la condition humaine, tels que la quête d'identité, la peur de l'abandon, et la recherche de sens.

Analyse de la réception de ces crises par le public : identification, empathie, catharsis.

Discussion sur le rôle du théâtre en tant qu'espace de représentation et d'exploration des crises, offrant une perspective à la fois personnelle et universelle.

Synthèse des points clés abordés et réponse à la problématique.

Ouverture sur l'importance de la représentation des crises au théâtre comme moyen d'explorer et de comprendre les complexités de l'expérience humaine.

Sujet 5: « Pourquoi ne pas vous avoir parlé ? / Il y a des vérités qui ne peuvent être révélées qu’à condition d’être découvertes ». Ainsi s’exprime le personnage de Nawal, la mère, à la toute fin de la pièce Incendies de Wajdi Mouawad. Pensez-vous qu’au théâtre, et en particulier au sein des relations familiales, toute vérité est bonne à dire ?

Problématique: Quelle est la portée et les limites de la révélation des vérités au sein des dynamiques familiales au théâtre, en se fondant sur Juste la fin du monde de Jean-Luc Lagarce et d'autres œuvres du parcours « crise personnelle, crise familiale » ?

Introduction de la citation de Incendies comme point de départ pour explorer la question de la vérité au théâtre.

Contextualisation de Juste la fin du monde dans la thématique des vérités familiales non dites.

Présentation de la problématique et du plan d'analyse.

I. La révélation de la vérité comme catalyseur dramatique

Examen du rôle des révélations et des secrets dans la construction de l'intrigue et la tension dramatique dans Juste la fin du monde.

Analyse des moments où la vérité éclate et les réactions qu'elle provoque chez les personnages.

Élargissement à d'autres œuvres pour montrer comment la vérité agit comme un élément perturbateur mais nécessaire à la résolution de l'intrigue.

II. Les conséquences de la révélation des vérités dans les relations familiales

Exploration des effets immédiats et à long terme des révélations sur les liens familiaux dans Juste la fin du monde.

Discussion sur la dualité des conséquences : réconciliation, compréhension mais aussi parfois rupture irréversible.

Comparaison avec les dynamiques familiales dans d'autres pièces pour illustrer la complexité des réactions face à la vérité.

III. La vérité et son impact sur le spectateur

Réflexion sur la manière dont la révélation des vérités familiales engage le spectateur, suscitant empathie, identification ou réflexion personnelle.

Analyse de la dimension cathartique du théâtre dans le traitement des vérités douloureuses ou libératrices.

Discussion sur l'éthique de la vérité au théâtre : est-il toujours nécessaire ou juste de révéler certaines vérités ?

Synthèse des arguments présentés et réponse à la problématique.

Ouverture sur la question plus large de la place de la vérité dans les relations humaines et son traitement au théâtre comme miroir de la société.

Sujet 6: « Ils sont là, avec moi, les personnages de l’histoire. Je les laisse se présenter eux-mêmes. Ça, ils peuvent le faire. Ils peuvent raconter... aussi... Mais si je les laisse seuls, tous les quatre, ils ne pourront pas dire le plus important. Il faut du temps, beaucoup de temps pour trouver les bons mots et les bons silences. » Ainsi s’exprime Alice, personnage d’une pièce de Suzanne Lebeau (Trois petites sœurs, 2017). Pensez-vous que les mots, au théâtre, permettent de dire « le plus important » ?

Problématique: En quoi les mots, dans le contexte théâtral, et particulièrement dans Juste la fin du monde de Jean-Luc Lagarce, sont-ils à la fois vecteurs et limites de l'expression du « plus important », et comment le silence contribue-t-il à cette expression ?

Mise en contexte de la citation de Suzanne Lebeau et introduction de la thématique des mots et des silences au théâtre.

Présentation de Juste la fin du monde comme œuvre phare pour explorer cette thématique.

Annonce de la problématique et du schéma d'analyse.

I. La puissance des mots dans la transmission des émotions et des idées

Analyse de la manière dont les dialogues dans Juste la fin du monde véhiculent des tensions, des émotions et des conflits non résolus.

Exploration de l'importance du choix des mots, de leur rythme et de leur sonorité dans la création d'une atmosphère et dans la communication entre les personnages.

Comparaison avec d'autres œuvres théâtrales où le langage est central pour révéler les pensées et les sentiments des personnages.

II. Les limites du langage et le rôle du silence

Discussion sur les moments où les mots échouent à exprimer le « plus important » dans Juste la fin du monde, et comment ces moments sont traités.

Exploration du silence comme moyen de communication puissant, capable de révéler ce que les mots ne peuvent dire.

Analyse d'exemples d'autres pièces où le silence joue un rôle clé dans la dramaturgie.

III. L'interaction entre mots et silences dans la construction dramatique

Réflexion sur la manière dont les mots et les silences interagissent pour créer une tension dramatique et une profondeur émotionnelle dans Juste la fin du monde.

Étude de la mise en scène et de la direction d'acteurs dans la valorisation du silence comme élément de langage au théâtre.

Discussion sur la capacité du théâtre à utiliser les mots et les silences pour toucher le spectateur et provoquer une réflexion intérieure.

Synthèse des points principaux abordés et réponse à la problématique.

Ouverture sur la question de la communication humaine au-delà du théâtre, et le rôle des mots et des silences dans l'expression des vérités profondes de l'existence.

Sujet 7: « Puis vous le chassez de chez vous, et semblez lui fermer la maison par vous habitée. [...] Qu’a-t-il fait pour le mériter ? ». Ainsi s’interroge un personnage de mère, à propos de son fils, dans une pièce de Beaumarchais intitulée La mère coupable (1792). Comment le théâtre permet-il d’explorer la question du juste et de l’injuste au sein des relations familiales ?

Problématique: De quelle manière le théâtre, à travers des œuvres telles que Juste la fin du monde de Jean-Luc Lagarce, s'avère-t-il un espace privilégié pour interroger et représenter les notions de justice et d'injustice au cœur des dynamiques familiales ?

Présentation de la citation de La mère coupable comme point de départ pour la réflexion sur le juste et l'injuste dans les relations familiales.

Introduction de Juste la fin du monde dans ce contexte de questionnement moral et éthique.

Annonce de la problématique et du cadre d'analyse.

I. La mise en scène de l'injustice familiale

Analyse des situations dans Juste la fin du monde où l'injustice se manifeste à travers les interactions et les décisions des personnages.

Exploration de la manière dont ces injustices sont révélées par le texte, le jeu des acteurs et la mise en scène.

Comparaison avec d'autres œuvres théâtrales traitant des injustices familiales pour en souligner l'universalité.

II. Les conflits moraux et éthiques au sein de la famille

Discussion sur les dilemmes moraux auxquels sont confrontés les personnages de Juste la fin du monde, en particulier en ce qui concerne les attentes familiales et les choix personnels.

Exploration de la manière dont ces dilemmes contribuent à la complexité des personnages et à la tension dramatique de l'œuvre.

Élargissement à d'autres pièces pour montrer comment le théâtre sert de miroir à la complexité des jugements moraux dans les familles.

III. La recherche de justice et de réconciliation

Réflexion sur les quêtes de justice, de compréhension et de réconciliation dans Juste la fin du monde, et comment elles mènent à des résolutions ou des impasses.

Analyse des mécanismes dramatiques utilisés pour représenter la quête de justice et les efforts de réparation.

Discussion sur le rôle cathartique du théâtre dans la représentation des luttes pour la justice et l'équité au sein des familles.

Synthèse des principaux arguments et réponse à la problématique.

Ouverture sur l'importance du théâtre en tant qu'espace de réflexion sur les notions de justice et d'injustice dans les relations humaines, bien au-delà du cadre familial.

Sujet de dissertation :

Dans Juste la fin du monde de Lagarce, Louis est-il un héros tragique ?

La question de savoir si Louis dans "Juste la fin du monde" de Jean-Luc Lagarce peut être considéré comme un héros tragique est riche et ouvre de nombreuses pistes d'analyse. Pour structurer votre dissertation, vous pourriez envisager le plan détaillé suivant, articulé autour d'une problématique qui cherche à interroger la nature tragique du personnage de Louis et sa place dans l'univers dramaturgique contemporain.

Problématique :

Dans quelle mesure peut-on considérer Louis, personnage central de "Juste la fin du monde" de Jean-Luc Lagarce, comme un héros tragique dans le contexte du théâtre contemporain ?

Introduction :

Amorce : Brève présentation de Jean-Luc Lagarce et du contexte de création de "Juste la fin du monde".

Présentation de l'œuvre : Résumé succinct de la pièce, présentation des personnages principaux et du thème central.

Annonce de la problématique et du plan.

I. Les attributs traditionnels du héros tragique chez Louis

A. La fatalité qui pèse sur Louis

Analyse de l'annonce de la mort imminente de Louis et son impact sur sa destinée.

Comparaison avec la notion de fatalité dans la tragédie classique.

B. L'élévation et la chute du personnage

Exploration de la trajectoire de Louis, ses rêves, ses espoirs et comment ils se confrontent à sa réalité.

Parallèles avec la structure narrative de la tragédie antique.

C. La catharsis provoquée chez le spectateur

Examen des émotions suscitées par le destin de Louis chez le spectateur.

Discussion sur la fonction de la catharsis dans la tragédie et sa présence dans l'œuvre.

II. Les divergences avec le modèle classique du héros tragique

A. L'absence de conflit héroïque

Analyse de la personnalité de Louis, marquée plus par la passivité que par l'héroïsme actif.

Discussion sur l'adaptation du concept de héros tragique dans le théâtre moderne.

B. La dimension intime et familiale du drame

Étude de l'espace familial comme lieu principal de l'action, loin des enjeux royaux ou mythologiques des tragédies classiques.

Réflexion sur le renouvellement des thèmes et des cadres dans le théâtre contemporain.

C. Le langage et le style de Lagarce

Observation du style particulier de Lagarce, marqué par les répétitions, les interruptions et une certaine musicalité.

Considération de l'impact de ce style sur la perception du personnage de Louis et sur la dynamique tragique de l'œuvre.

III. Louis, reflet d'une nouvelle conception de la tragédie

A. La tragédie de l'existence ordinaire

Discussion sur la manière dont Lagarce inscrit la tragédie dans le quotidien, à travers des personnages ordinaires confrontés à des dilemmes universels.

Analyse de la portée philosophique et existentielle de l'œuvre.

B. Le rôle de la communication et du non-dit

Exploration de l'importance du langage, des malentendus et des non-dits dans la construction du drame familial.

Lien avec la notion de tragédie en tant que quête d'identité et de compréhension mutuelle.

C. La modernité du héros tragique

Réflexion sur l'évolution du concept de héros tragique à l'aube du XXIe siècle.

Conclusion sur la place de Louis dans la continuité et la rupture avec la tradition tragique.

Conclusion :

Synthèse des arguments présentés.

Réponse à la problématique en soulignant la complexité du personnage de Louis et sa place ambivalente dans la tradition tragique.

Ouverture sur l'importance de la réinvention des genres littéraires dans le théâtre contemporain.

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intello ( mercredi, 20 décembre 2023 09:31 )

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Spécial JO : pourquoi la trêve olympique ne sera pas respectée

A 11 jours de la cérémonie d'ouverture, on prend cette semaine la route des jeux olympiques de paris. une fois de plus, la géopolitique s'invitera à cette grande fête du sport mondial. il est probable que les appels à une trêve olympique restent lettre morte..

La trêve olympique, c’est une tradition qui remonte à la Grèce antique, au IXème siècle avant Jésus-Christ. A l’époque, les cités-Etats étaient presque constamment en guerre et il fallait que les combats s’interrompent pour que les athlètes et les spectateurs puissent participer aux JO.

Le Comité international olympique a réveillé cette tradition dans les années 1990. La guerre en Bosnie éclate quelques mois avant les JO de Barcelone en 1992. Les sportifs serbes, monténégrins et macédoniens sont alors privés de cérémonies d’ouverture et de clôture, et ne peuvent participer aux épreuves que sous drapeau olympique.

Le CIO lance alors une trêve olympique juste avant les Jeux : aucun conflit armé pendant la compétition.

L'ONU va s'emparer de cette idée. Depuis 1993, l’Assemblée générale des Nations-Unies adopte tous les deux ans, un an avant les JO, d’hiver ou d’été, une résolution en faveur de la trêve olympique. L’objectif est d’encourager la paix, le dialogue, la réconciliation par le sport.

Le texte est proposé par le pays-hôte : la Norvège a donc ouvert le bal avec Lillehammer en 94.

C’est une résolution non contraignante puisqu’elle est adoptée par l’Assemblée générale de l'ONU. C’est donc symbolique, et c’est un texte validé au consensus, sans vote.

Sans vote sauf pour cette année 2024 à Paris. En novembre, la Russie a exigé un vote sur cette résolution qui ne mentionne pas le « principe d’un accès égal et non politisé » aux compétitions. Conclusion : 118 voix pour, zéro contre, et deux abstentions, la Russie et la Syrie.

Des trêves rarement respectées

A plusieurs reprises, la Russie n'a pas respecté la trêve. Dans les Jeux modernes, cette trêve entre en vigueur à partir du septième jour avant la cérémonie d’ouverture, et elle court jusqu’au septième jour après la clôture des Jeux paralympiques.

Et en février 2022, la Russie a attaqué l’Ukraine quatre jours seulement après la fin des Jeux d’hiver de Pékin, avant même le début des Paralympiques. Pour le CIO, Moscou a donc violé la trêve. Et c’est la raison de la mise au ban des athlètes de Russie et de Biélorussie. Depuis, le CIO a un peu assoupli les règles : les athlètes de ces deux pays peuvent participer aux Jeux sous bannière neutre s’ils n’ont pas soutenu la guerre en Ukraine.

La Russie a aussi envahi la Géorgie pendant les JO de Pékin en 2008, et elle a annexé la Crimée juste après les Jeux d’hiver de Sotchi 2014.

A vrai dire, les trêves sont rarement respectées. Les conflits se poursuivent pendant les compétitions, et les JO ne favorisent pas les avancées vers la paix. A vrai dire, ils encouragent plutôt les nationalismes et les rivalités.

Cette année 2024 invite au pessimisme dans une planète en guerre : Ukraine, Proche-Orient, Soudan, RDC, Birmanie, on en passe.

Emmanuel Macron se mobilise pour une trêve olympique dont il a souvent parlé. Le Chinois Xi Jinping lui apporte son soutien, ce qui ne l’empêche pas de multiplier les provocations militaires autour de Taïwan. La Russie de Poutine n’a donc pas voté cette trêve. Le président ukrainien Zelensky lui-même estime qu’elle ferait le jeu de son ennemi russe. Et s'agissant du Moyen-Orient, les négociations piétinent entre Israël et le Hamas.

Comment croire au silence des armes dans ce contexte ? La trêve olympique est censée débuter vendredi 19 juillet.

Programmation musicale

Oumou Sangare

Album Timbuktu (2022)

Label WORLD CIRCUIT

  • Franck Mathevon Production

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Introduction dissertation “Juste la fin du monde”

Par h.cifci   •  11 Novembre 2020  •  Dissertation  •  261 Mots (2 Pages)  •  60 358 Vues

Jean-Luc Lagarce est un auteur, dramaturge et metteur en scène reconnu du XXème siècle. Il est né en 1957 et il est issu d’une famille ouvrière protestante. Au début des années 1980, sa carrière de metteur en scène est lancée. Toutefois, en 1988, il apprend qu’il est atteint du sida, il en mourra en 1995. Il s’inspirera de son expérience avec sa maladie et en parlera à travers ses oeuvres. En effet, c’est le cas avec la pièce de théâtre Juste la fin du monde qu’il publia en 1990. Dans cette pièce, l’auteur met en scène Louis, qui retourne après plusieurs années d'absence, annoncer sa mort à sa famille mais sans y parvenir. Le théâtre met souvent en scène des conflits d’origine familiale. Pensez-vous qu’on puisse les réduire au seul cercle de la famille ? Tout d’abord, le théâtre est un genre littéraire qui a vocation d’être mis en scène. On y trouve des répliques de personnages, dialogues ou encore des monologues. Le théâtre possède deux grands genres : la comédie et la tragédie. Souvent, mais pas toujours, il met en scène des conflits familiaux , des disputes qui sont dûs à de la jalousie, de la colère ou même des rapports de rivalité entre membres d’une famille. Mais ces problèmes ne sont pas juste focalisés dans la sphère familiale. De quelle façon les dramaturges vont t-il mettre en scène ses conflits ? Dans un premier temps, nous décrirons les relations familiales conflictuelles, puis dans un seconde temps, nous représenterons les conflits symboliques d’une crise plus large.

IMAGES

  1. Introduction et conclusion prologue juste la fin du monde

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  2. Lecture linéaire Juste la fin du monde le prologue

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  3. Analyse linéaire

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  4. French dissertation on Juste La Fin Du Monde

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  5. Dissertation

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  6. Introductio à l'analyse du prologue de Juste la fin du monde

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VIDEO

  1. [BACFrançais] Juste la fin du monde de Lagarce : Mister BAC rentre en crise !_partie 3

  2. DISSERTATION GUIDÉE JUSTE LA FIN DU MONDE

  3. Quelques minutes de grammaire en passant

  4. JUSTE LA FIN DU MONDE [Cannes 2016]

  5. Juste la fin du monde, Lagarce : oeuvres complémentaires, parcours crise personnelle crise familiale

  6. Grammaire en passant

COMMENTS

  1. Dissertation sur Juste la fin du monde : exemple pour le bac

    Conclusion. Juste la fin du monde est bien un drame de la crise : la crise personnelle et familiale est dénouée par une décision familiale tacite et une introspection personnelle qui poussent Louis à quitter sa famille, sans révéler son secret.

  2. Dissertation sur une oeuvre, Juste la fin du monde, Lagarce

    Préparer l'épreuve anticipée de français bac 2024. Travailler et préparer la séquence "théâtre" pour l'EAF 2020. Dissertations sur les oeuvres au programme, objet d'étude, le théâtre. Comment la pièce Juste la fin du monde de Jean-Luc-Lagarce donne-t-elle à voir des personnages en crise ?

  3. Juste La Fin Du Monde Dissertation

    Juste la fin du monde dissertation sur la question de la crise. Nous faisons le choix d'orienter le sujet de dissertation sur l'oeuvre de Lagarce sur la question posée par le parcours associé à savoir : "crise individuelle, crise familiale". Ci-dessous, le sujet de dissertation entièrement traité.

  4. Jean-Luc Lagarce, Juste la fin du monde : dissertation

    Jean-Luc Lagarce, Juste la fin du monde : dissertation - Assistance scolaire personnalisée et gratuite - ASP. Voir le corrigé. Énoncé. Sujet : Louis est-il un héros tragique ? Vous répondrez à cette question en vous appuyant sur Juste la fin du monde de Jean-Luc Lagarce ainsi que sur des lectures personnelles. Voir le corrigé.

  5. Dissertation français : Juste la fin du monde, Lagarce

    CONCLUSION. En définitive, Juste la Fin du Monde met en scène une crise personnelle, celle de Louis. En revanche, son retour vient bouleverser l'équilibre familial et provoque une crise personnelle chez chaque personnage. En outre, cela déclenche une crise familiale qui est à la fois violente et tragique.

  6. PDF Dissertation sur œuvre. Jean-Luc LAGARCE, Juste la fin du monde

    Juste la fin du monde tient à la fois du tragique et du comique. L'aspect tragique de la pièce ne fait aucun doute si l'on se réfère au titre, de tonalité apocalyptique ("fin du monde") ainsi qu'au lexique ("mourir à mon tour" au début et "mort prochaine et

  7. Juste la fin du monde, Lagarce : ️ Sujets de dissertation possibles

    6 sujets de dissertation possibles au bac de français. Ces 5 sujets sur Juste La Fin de Monde sont liées au thème du parcours : « Crise personnelle, crise familiale. » Mon sujet corrigé en fin de vidéo.

  8. Juste la fin du monde, Jean-Luc Lagarce : résumé et analyse

    Au printemps 1990, il reçoit une bourse de la Villa Médicis et part 3 mois à Berlin pour rédiger Juste la fin du monde. Malgré sa mort prématurée en 1995, à l'âge de 38 ans, Jean-Luc Lagarce laisse derrière lui plusieurs dizaines de pièces qui rencontreront un succès posthume. Comment résumer Juste la fin du monde ?

  9. Explication linéaire : « Juste la fin du monde

    Focus sur le prologue de l'œuvre de Jean-Luc Lagarce, un drame familial ( huis-clos) dans lequel le narrateur (Louis), condamné par la maladie, vient annoncer sa mort prochaine à sa famille. C'est le propos du prologue, et tout l'enjeu de cette pièce de théâtre. Plan du commentaire linéaire. ♦ Introduction.

  10. Prologue, Juste la fin du monde : Analyse Linéaire (Bac 2024)

    Pour mener cette analyse linéaire du prologue de Juste la fin du monde, nous suivrons les mouvements du texte. D'abord L'annonce de la mort prochaine du début à "vous détruirait aussitôt" puis la la volonté du retour de "l'année d'après" à la fin du prologue.

  11. JUSTE LA FIN DU MONDE ANALYSE

    Juste la fin du monde analyse des personnages. La pièce de Jean-Luc Lagarce propose des personnages particulièrement intéressants à analyser. De plus, ceux-ci permettent de nous interroger sur le thème du parcours associé: « crise individuelle, crise familiale ».

  12. Juste la fin du monde, Lagarce, prologue : analyse pour l oral

    Le Prologue dans Juste la fin du monde joue le rôle du prologue tragique dans la tragédie grecque : il présente la force du destin, pose le nœud de l'action qu'est la révélation de la maladie.

  13. Fiche sur Juste la fin du monde de Lagarce : résumé et analyse

    En conclusion, Juste la fin du monde est une pièce poignante et profonde qui explore les thèmes de la communication, de l'identité et de la perte à travers l'histoire de Louis et de sa famille. Lagarce utilise une structure et un style naturalistes pour donner vie à ses personnages et leur histoire, rendant la pièce touchante et mémorable.

  14. PDF Dissertation rédigée Juste la fin du monde (1990), Jean-Luc Lagarce

    Le premier drame intime auquel Louis est confronté se trouve dans le combat qu'il va livrer pour se décharger auprès des siens du poids de son secret. Dans le prologue, il exprime avec force ce qui l'a décidé à revenir auprès des siens : la volonté de se faire le « messager » de sa propre mort.

  15. Jean-Luc Lagarce, Juste la fin du monde

    [Réponse à la problématique] Jean-Luc Lagarce meurt cinq ans seulement après avoir écrit Juste la fin du monde ; Louis est un personnage fictif qui reprend et porte à la fois les difficultés de l'auteur, mais aussi celles de tout homme face au temps qui passe, à l'impossibilité de se dire et à sa propre mort.

  16. Juste la fin du monde, Lagarce : Prologue (Explications et

    Conclusion Merci à Nicolas Auffray pour ses pistes d'analyse précieuses ! • Long monologue qui précède le début de la pièce. • La posture tragique de Louis cache en fait une autre tragédie… • Tragédie de la parole et du silence. • Énigme qui intrigue le spectateur : zones d'ombres.

  17. PDF Comment disserter sur Juste la fin du monde de Jean-Luc Lagarce

    En suivant la méthode vue en cours, recensez vos arguments et vos exemples. Classez vos arguments et vos exemples afin d'élaborer un plan détaillé. Rédigez votre dissertation en suivant la méthode et la présentation vues en cours. Relisez-vous afin d'éliminer les éventuelles fautes de grammaire.

  18. Juste la fin du monde analyse linéaire épilogue

    Juste la fin du monde analyse linéaire épilogue. L'épilogue est, dans la tragédie, le retour au calme. Dans la pièce de Jean-Luc Lagarce de 1991, il s'agit d'un monologue de Louis. Ainsi, l'oeuvre s'inscrit dans une forme circulaire dans la mesure où le prologue était également constitué d'un monologue de Louis. Après la ...

  19. Une Dissertation sur Juste la fin du monde de Jean-Luc Lagarce

    Conclusion. En conclusion, les personnages de Juste la fin du monde s'affrontent dans chaque scène, et la pièce met en avant les tensions familiales à travers des insultes, des accusations, des provocations nombreuses.

  20. Juste la fin du monde, Lagarce : analyse et résumé de l'œuvre

    Présentation et problématisation de Juste la fin du monde. Juste la fin du monde raconte l'histoire d'un écrivain de retour dans sa famille après 12 ans d'absence pour annoncer sa mort prochaine due à une maladie. En résumé, alors que Jean-Luc Lagarce apprend qu'il est atteint du sida en 1988, il se sent inopinément ...

  21. Juste la fin du monde, Jean-Luc Lagarce

    En conclusion, la fin de "Juste la fin du monde" offre une vision réaliste et parfois sombre des relations familiales. Lagarce choisit de ne pas offrir de résolution facile, laissant au public le soin de méditer sur les thèmes de la communication, de la solitude et des relations humaines.

  22. Sujets de dissertation sur Juste la fin du monde de Jean-Luc Lagarce et

    Étude de la dimension sociétale des crises familiales, illustrant comment elles reflètent des problématiques plus larges (identité, tradition, modernité). Discussion sur la manière dont les crises dans "Juste la fin du monde" et dans d'autres pièces évoquent des questions universelles.

  23. Spécial JO : pourquoi la trêve olympique ne sera pas respectée

    France Inter. Podcasts. Le monde à 18h50. Spécial JO : pourquoi la trêve olympique ne sera pas respectée. A 11 jours de la cérémonie d'ouverture, on prend cette semaine la route des Jeux Olympiques de Paris. Une fois de plus, la géopolitique s'invitera à cette grande fête du sport mondial.

  24. Introduction dissertation "Juste la fin du monde"

    Dans cette pièce, l'auteur met en scène Louis, qui retourne après plusieurs années d'absence, annoncer sa mort à sa famille mais sans y parvenir. Le théâtre met souvent en scène des conflits d'origine familiale. Pensez-vous qu'on puisse les réduire au seul cercle de la famille ?